Paul de Molènes, L’Asile, Caractères et Récits du Temps
“ En franchissant le seuil de sa porte, il aperçut au bout de son jardin Lucette qui se dirigeait vers lui. Dans sa démarche, dans son sourire, elle lui apportait un bonheur d’une espèce nouvelle et inattendue qui mit en une seconde tous les discours de Mme de Fernelles à néant. Quand elle l’eut rejoint, elle s’appuya sur son bras, et lui, l’homme aux grandes tristesses, il se sentit au cœur quelque chose de léger, de vif et de doux comme l’être gracieux qui marchait à ses côtés. La puissance de cette créature charmante, il l’ignorait encore; dans quelques instans, il allait l’éprouver. ”
