Armand, ou Les tourmens de l'imagination et de l'amour… (1802)
“ Sylvia devenait rêveuse ; elle se souvenait sans cesse de la fête ; elle songeait souvent à Armand; et des soupirs involontaires soulevaient son sein. Heureux Armand ! toi qui, si jeune encore, ne crois pas au bonheur , est-il un sort plus fortuné que le tien ? Mais c'est en vain : l'esprit frappé de peines imaginaires, il ne peut concevoir l'espérance d'être aimé: il croit que le cœur de Sylvia est a un autre qu'à lui. Cette idée empoisonne ses jours : à force de s'en occuper, il s'est persuadé qu'elle est réelle, Il pleure , il gémit, il se désespère. ”
