Résumé

Armand, ou Les tourmens de l'imagination et de l'amour… (1802)

Sylvia devenait rêveuse ; elle se souvenait sans cesse de la fête ; elle songeait souvent à Armand; et des soupirs involontaires soulevaient son sein. Heureux Armand ! toi qui, si jeune encore, ne crois pas au bonheur , est-il un sort plus fortuné que le tien ?
Mais c'est en vain : l'esprit frappé de peines imaginaires, il ne peut concevoir l'espérance d'être aimé: il croit que le cœur de Sylvia est a un autre qu'à lui. Cette idée empoisonne ses jours : à force de s'en occuper, il s'est persuadé qu'elle
est réelle, Il pleure , il gémit, il se désespère.
Source : Gallica

Armand, ou Les tourmens de l'imagination et de l'amour… (1802)

Je le sens trop bien, vous seule pouviez me rendre heureux : sans vous il n'est plus de bonheur pour moi. — Ecartez , cher Armand, ce prestige de votre imagination : une femme qui a fait pour vous ce que vient de faire Sylvia parait digne d'aimer et d'être aimée. Je ne suis point injuste ? la pré vention ne m'aveugle pas : ce n'est pas pour moi seule que je vous aimai ; je vous aimai pour vous, pour votre félicité : c'est pour elle encore que j'agis aujourd'hui. Un jour vous
ne bénirez, et vous vous souviendrez.
Source : Gallica

Armand, ou Les tourmens de l'imagination et de l'amour… (1802)

Chaque mot qu'une femme aimable prononce a tant d'attraits pour nous !
un seul mot d'une femme peut
appaiser les troubles du cœur le plus agité.
Armand se proposait bien de retourner chez madame de Melcour : elle avait fait sur lui une impression dont il cherchait à deviner la cause. Le sommeil lui rendit sa présence par le secours d'un son ge : et ce son ge acheva l'ouvrage de la veille. Le lendemain, il alla rendre ses devoirs; même accueil, même entretien. Cela dura quinze jours. Le tems passe vite lorsqu'on parle habituellement de choses qui intéressent de plus en plus!
Source : Gallica

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