Jean-Charles Gervaise de Latouche,
Mémoires de Mademoiselle de Bonneval
“ Que ne pouvez-vous lire dans mon cœur ? Que ne puis-je moi-même lui peindre avec les couleurs les plus vives, toutes les passions dont il est le théâtre... ? Je m’égare ; la passion est plus forte que ma raison. Hélas ! Pourquoi Mademoiselle de Bonneval m’a-telle tiré d’erreur ; je la croyois mon ennemie, je combattois ma passion ; j’en aurois peut-être triomphé ; mais elle m’apprend qu’elle m’aime au moment qu’elle jure au pied de l’Autel de n’en aimer jamais d’autre que mon Rival. Adieu, Monsieur, continua-t-il en se levant ; j’ai honte de vous avoir montré tant de foiblesse. ”
