Mme Mallès de Beaulieu, Contes d’une mère à sa fille
“ À peine sa douce voix a-t-elle frappé les oreilles du vieillard, qu’il saisit sa main, la serre dans les siennes et l’arrose de larmes. Clémentine, aussi surprise que touchée, le regarde attentivement, et dans ces traits défigurés par de longues souffrances, reconnaît ceux de son respectable instituteur, du tendre ami de son enfance. Mille sentimens confus vinrent assaillir l’âme sensible de la jeune fille ; la joie, la douleur s’y combattaient ; elle ne put d’abord s’exprimer que par un déluge de pleurs, mais l’abbé Ducosquer la pria de modérer son affliction. ”
