Jeanne Sophie Guillemaut de Beaulieu

Résumé

Jeanne Sophie Guillemaut de Beaulieu Contes d’une mère à sa fille

Mon bonheur est ton ouvrage, s’écria-t-il ; je trouve en toi une compagne, une amie ; c’est tout ce qu’il faut à mon cœur : mes plus jeunes enfans ont retrouvé une mère, rien ne manque plus à ma félicité. La scène qui suivit ne pourrait se peindre avec tous ses charmes ; une joie pure inondait l’âme d’Octavie ; la gaieté bruyante des enfans, les caresses dont ils accablaient tour à tour leur père et leur sœur, qu’ils nommaient leur petite maman, causaient un aimable tumulte qui faisait diversion aux sensations trop vives qu’éprouvaient le père et la fille.
Source : Wikisource

Jeanne Sophie Guillemaut de Beaulieu Contes d’une mère à sa fille

Le bouleversement de toute la nature n’aurait pas fait une impression plus terrible sur les malheureux époux, que cette fatale nouvelle ; une douleur muette avait suspendu toutes leurs facultés ; ils se regardaient d’un air égaré ; pas une larme ne s’échappait de leurs paupières ; Firmin, baigné de pleurs, était à leurs pieds, leur prodiguait les tendres noms de père et de mère, et jurait de leur consacrer son existence. Les soins de cet excellent jeune homme eurent un heureux effet ; les larmes s’ouvrirent un passage, et vinrent soulager deux cœurs si profondément affligés.
Source : Wikisource

Jeanne Sophie Guillemaut de Beaulieu Contes d’une mère à sa fille

Ah ! je suis guérie pour toujours de l’envie de me faire remarquer et d’effacer les autres. Je veux, ainsi que ma bonne maman, être simple dans mes goûts comme dans ma parure ; et si son exemple ne m’a pas suffi pour me garantir d’une erreur, l’expérience d’un jour me l’a fait connaître et ne m’y laissera pas retomber. Madame Verleur embrassa sa fille avec un vif sentiment de joie, et Césarine tint si bien ses résolutions, qu’elle a toujours été citée comme un modèle de nature et de simplicité.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature