Jeanne Sophie Guillemaut de Beaulieu, Contes d’une mère à sa fille
“ Mon bonheur est ton ouvrage, s’écria-t-il ; je trouve en toi une compagne, une amie ; c’est tout ce qu’il faut à mon cœur : mes plus jeunes enfans ont retrouvé une mère, rien ne manque plus à ma félicité. La scène qui suivit ne pourrait se peindre avec tous ses charmes ; une joie pure inondait l’âme d’Octavie ; la gaieté bruyante des enfans, les caresses dont ils accablaient tour à tour leur père et leur sœur, qu’ils nommaient leur petite maman, causaient un aimable tumulte qui faisait diversion aux sensations trop vives qu’éprouvaient le père et la fille. ”
