Jacques-André Mérys, Revue des Deux Mondes
“ Mais je n’y veux point songer, j’aime mieux garder le plus longtemps possible ce qui me reste au fond du cœur d’ignorance et de naïveté. Je touche au soir de ma jeunasse, mon ami ; je m’en aperçois comme je vous le disais tout à l’heure, à la longueur des ombres croissantes. C’est la saison, vous le savez, où il se fait en moi un grand calme, où j’ai l’âme sonore comme l’air d’un soir humide, les sens reposés, le cœur paisible, un peu couvert ; les éclairs qui le traversent de temps en temps sont des éclairs d’automne qui n’amènent point d’orage. ”
