Héliodore d’Émèse

Résumé

Héliodore d’Émèse Romans grecs

La vieille fiction des transformations d’un homme en âne, sera devenue entre ses mains, comme tout ce qu’il touchait, une matière à fine raillerie : L’Ane de Lucien est aux Métamorphoses de Lucius, ce que l’Histoire véritable est aux romans de voyages, ce que Don Quichotte est aux romans de chevalerie, une critique, burlesque dans la forme, mais au fond pleine de sens et de portée.
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Héliodore d’Émèse Romans grecs

La femme qu’il reçut sous son toit était gracieuse et élégante, mais méchante à l’excès ; elle s’appelait Déménète. À peine dans la maison, elle mit entièrement mon père sous sa dépendance, et l’amena à faire tout ce qu’elle voulait. Elle captiva le vieillard par sa beauté, elle l’amadoua par mille attentions empressées ; car jamais femme ne sut mieux enchaîner et attirer à elle, jamais l’art des séductions ne fut exercé avec une plus incroyable perfection.
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Héliodore d’Émèse Romans grecs

Ils m’installèrent moi-même dans leur logis. Après le dîner du maître, ils rapportaient tous deux force reliefs, l’un de la viande, du poisson, l’autre du pain, des gâteaux. Ils déposaient le tout au logis, le laissaient à ma garde, et s’en allaient baigner. Disant alors un long adieu à ma ration d’orge, je m’adonnai à l’art, aux profits de mes maîtres, et je me bourrai de ces mets réservés à l’homme, dont j’étais depuis si longtemps sevré.
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