Jules Gondry Du Jardinet

Résumé

Jules Gondry Du Jardinet Oeuvres de J. Gondry Du Jardinet… (1878)

Non, non, la vengeance serait un crime.
Mateo, voyant que ces souvenirs faisaient une profonde impression sur Silvio, se hàta de dire avec persiflage : — Oublie, Silvio, oublie quel est le meurtrier de ton père. Offre-lui généreusement ta loyale main.
Prends garde toutefois qu'elle ne soit teinte du sang de l'auteur de tes jours.
— Infâme! s'écria Agostino, qui jusque-là avait rongé son frein pour ne pas contrarier Maria.
D'ou vient, que c'est Mateo qui m'accuse,
Mateo mon plus proche parent, et qui hériterait de mes biens si je n'étais plus un obstacle à ses rêves ambitieux.
Source : Gallica

Jules Gondry Du Jardinet Oeuvres de J. Gondry Du Jardinet… (1878)

L'humanité, cette voix qui l'emporte sur l'honneur et qui le guide, ne s'exprime-t-elle point par la bouche de ce courageux roi de France qui, arrêtant les bras de ses soldats et l'effusion, désormais inutile,
d'un sang généreux, s'écriait : « Tout est perdu, fors l'honneur. »
— Grand Dieu! que faire? se disait Agostino à lui-même.
Maria, remarquant ce combat dans le cœur d'Agostino et voulant le sauver malgré lui, dit encore : — Je vous en supplie, partez donc".
Source : Gallica

Jules Gondry Du Jardinet Oeuvres de J. Gondry Du Jardinet… (1878)

La prestance d'Agostino, seul au milieu d'ennemis, en imposait à Silvio. Agostino était grand, élancé, moins fort et moins nerveux que Silvio. Mais si la nature l'avait moins bien doué des dons corporels, elle lui avait donné une intelligence et une fermeté à toute épreuve.
La religion lui avait appris à dominer ses sentiments et à ne rien craindre des hommes.
Tandis que Silvio s'irritait, Maria levait les yeux au Ciel et priait.
— Dieu tout puissant, disait-elle, faites que
mon frère, éclairé par la divine lumière, reconnaisse l'innocence d'Agostino
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature