Raoul Colonna de Cesari-Rocca

Résumé

Raoul Colonna de Cesari-Rocca La vendetta dans l'histoire (1908)

Mais il est rare qu'un équilibre absolu soit établi entre le crime et la sanction exercée par la justice individuelle, c'est-à-dire par la vengeance.
Celle-ci, d'ailleurs, eût-elle strictement observé la
loi du talion « dent pour dent, œil pour œil », il est certain que celui qui est frappé par cette condamnation n'en appréciera pas l'équité. Si son adversaire a été juge et partie, lui s'est trouvé accusé et partie. A dater de l'exécution de la sentence mentalement prononcée, les rôles s'intervertissent et l'accusé, le condamné de la veille, devient juge à son tour. C'est la vendetta.
Source : Gallica

Raoul Colonna de Cesari-Rocca La vendetta dans l'histoire (1908)

« Qu'il soit vivant, qu'il soit mort, redoute le Corse qui n'a pas satisfait sa vengeance », dit un proverbe italien du XVlle siècle.
Et Stendhal : « Ils ne songent qu'à deux choses : se venger de leur ennemi et aimer leur maîtresse. » -
Ces quatre jugements portés en des siècles bien différents sur la caractéristique essentielle des mœurs corses serviront d'épigraphes aux pages qui vont suivre.
Source : Gallica

Raoul Colonna de Cesari-Rocca La vendetta dans l'histoire (1908)

Le podestat de Gênes et les consuls dépêchèrent au chef corse des ambassadeurs chargés de lui faire des remontrances assez douces : « La commune de Gênes, disent-ils, se refuse à croire les crimes dont on vous a chargé, vous Giudice de Cinarca, citoyen génois, dont les ancêtres ont toujours été considérés par la commune comme des fils ; aussi ne veut-elle pas agir envers vous comme envers un étranger. »
Source : Gallica

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