Christian August Vulpius

Christian August Vulpius

Résumé

Portrait de Christian August Vulpius Christian August Vulpius Rinaldo Rinaldini, chef de brigands… (1846)

« Venez! Pour la dernière fois, venez! Je « vous en conjure!
« AURÉLIA. »
— Si, j'irai! s'écria Rinaldo, après la lecture. Va! va! Dis à ta maîtresse que demain elle me verra, dussé-je pour arriver jusqu'à elle, braver toutes les puissances de l'enfer.
— Point de serment que tu ne puisses tenir, lui répondit une voix mâle.
Il se retourne et vit debout, devant lui, le capitaine corse. Quand à la jeune fille, elle avait disparu.
— Le serment que je viens de faire, je le tiendrai, répliqua Rinaldo avec force. Nulle puissance humaine ne m'en empêchera.
— Calme-toi, lui dit le vieux Corse.
Source : Gallica

Portrait de Christian August Vulpius Christian August Vulpius Rinaldo Rinaldini, chef de brigands… (1846)

Un grand feu était allumé au pied d'un rocher, et près de ce feu étaient courbés Altaverdo et Rinaldino. La nuit était profonde, d'épais nuages voilaient la voûte du ciel.
— Quelle nuit! dit Altaverdo. -Je n'ai jamais vu un pareil orage... Rinaldo! dors-tu ?
— Dormir! non! j'aime la tempête. Elle est si bien l'image de ce qui se prisse dans mon âme.
— Tu te plaindras donc toujours !
— Ne suis-je pas un chef de bandits?
— Eh ! parbleu ! c'est là ce qui devrait te rendre fier. Commander à des hommes tels que ceux que tu as sous les ordres...
Source : Gallica

Portrait de Christian August Vulpius Christian August Vulpius Rinaldo Rinaldini, chef de brigands… (1846)

Un sourire de triomphe passe sur ses lèvres comme un éclair. Et elle s'écrie avec une sorte de délire :
— Soyez béni! mon Dieu! Il vit! il est sauvé !
Ces paroles imprudentes, arrachées à sa tendresse par la joie d'une résurrection inespérée, furent pour elle-même un arrêt fatal. L'officier s'approcha aussitôt de Rinaldo, et étendant sur lui son épée :
— Que personne ne touche à cet homme, dit-il, il appartient à la loi.
Dianora le regarde avec épouvante.
— Malheureuse! lui dit le vieux de Frontéja, Vous l'avez perdu.
Elle poussa un cri et tomba évanouie dans les bras du vieillard.
Source : Gallica

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