Résumé

Charles-Victor d' Arlincourt Le chef des pénitens noirs, ou Le proscrit et l'Inquisition… (1828)

N'est-ce pas, chère Aurelia, poursuivit-il en la serrant contre son coeur, le pain que te donnera le travail de Lorendo ne te laissera jamais regretter les banquets de ta mère , où les larmes ne pouvaient seulement pas couler en liberté ?
— Je t'entends, dit le sévère Miralba : tu refuses de l'amitié des services que tu te verras bientôt forcé de réclamer de l'indifférence. Je t'en préviens : elle ne manquera pas d'y attacher un autre prix. Ta trouveras partout des Borminos prêts à marchander les larmes de l'infortune et les soupirs de la beauté.
Source : Gallica

Charles-Victor d' Arlincourt Le chef des pénitens noirs, ou Le proscrit et l'Inquisition… (1828)

Si le vain nom d'un chef de brigands ne détruit pas ce qu'il a fait pour vous, si vous ne le croyez pas indigne de votre amitié, reportez-la sur votre épouse, et que votre amour s'augmente de la reconnaissance que vous croirez me devoir.
Lorendo pour toute réponse l'unit à Aurelia sur son coeur, et les baigna tous deux de ses larmes.— Sois tranquille, cher Miralba, dit-il quand son émotion fut un peu calmée.
Source : Gallica

Charles-Victor d' Arlincourt Le chef des pénitens noirs, ou Le proscrit et l'Inquisition… (1828)

Les ravons du soleil levant faisaient briller leurs armes. A cette vue, le découragement s'empara de leurs coeurs : Impossible d'échapper ! dit Aurélia. Et s'asseyant sur la bruyère, elle regardait avec l'immobilité du désespoir les ruines dont l'approche leur était défendue—Ecoute, dit Lorendo, après m'avoir arraché des bords du torrent,il me conduisit dans une petite chapelle abandonnée que je suis sûr de reconnaître; la solitude l'entoure et la religion la protége.
Source : Gallica

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