Jean Hubert Hubin

Résumé

Jean Hubert Hubin Euménie, roman moral, suivi de… (1801)

Son amitié , sa tendresse me consoleront de l'absence d'un époux idolâtré. La vertu me commande de vivre et pour vous et pour lui. L'espoir et l'innocence m'en donneront la force. O ma fille chérie ! s'écria Amélo, puisse ce courage ne jamais se démentir ! ton sort changera , Salmon nous l'a prédit , et une voix secrette me le répète tous les jours. Espérons, belle Euménie, espérons et confions-nous dans celui qui tient dans ses mains puissantes les destins des mortels , et qui leur fait souvent trouver le bonheur au moment qu'ils se croient tombés pour jamais dans l'abîme de l'infortune.
Source : Gallica

Jean Hubert Hubin Euménie, roman moral, suivi de… (1801)

A la fin , il relève Euménie , il la presse dans ses bras tremblans , en portant, tour-à-tour vers le ciel et sur elle, des regards pleins de trouble et d'ivresse. Quoi ! c'est ma fille , c'est l'épouse de mon fils , que je presse contre mon coeur !... Le pieux Salmon et le sensible Termonio regardaient avec délices , ce spectacle enchanteur de deux belles ames qui se confondent l'une dans l'autre. O Providence ! s'écriait le premier : c'est par de tels bienfaits que tu te plais à signaler ta bonté. Quel homme serait assez aveugle ou ingrat, pour te méconnaître à de pareils traits ?
Source : Gallica

Jean Hubert Hubin Euménie, roman moral, suivi de… (1801)

La chaumière où Florence avait été guidée par le motif vertueux de la charité, devint son tombeau et celui de la personne qu'elle soulageait. Cette chaumière fut en un instant renversée et ensevelie sous dix pieds de fange et de gravier. C'est du sein de ces ruines qu'on retira, tout meurtri et tout défiguré, le plus beau corps qu'avait formé la nature. Quel spectacle pour une mère comme Claire, pour une amie comme Euménie , et pour des coeurs aussi sensibles que ceux de Termonio et d'Amélo!
Source : Gallica

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