Jean-Joseph Regnault-Warin, Mémoires et correspondance de l'impératrice Joséphine (1820)
“ AVEC les beaux fruits que vous m'avez envoyés, ma bonne tante, j'ai reçu l'ingénieux billet renfermé dans l'un d'eux. Mes enfans sont donc avec vous! Dieu soit loué, c'est pour mon coeur un grand point de repos. Pourquoi mon mari n'est-il pas avec eux ! Je n'ai pas de ses nouvelles; je n'en ai point de Névil; et la mère de ce dernier n'a pu obtenir encore la permission de me voir. Jugez de mes inquiétudes! Tout s'empresse autour de moi pour me les faire oublier. Mais le coeur d'une épouse, d'une mère, quand il est meurtri, peut-il s'ouvrir si aisément à l'espérance et aux consolations ? ”
