Résumé

Jean-Joseph Regnault-Warin Mémoires et correspondance de l'impératrice Joséphine (1820)

AVEC les beaux fruits que vous m'avez envoyés, ma bonne tante, j'ai reçu l'ingénieux billet renfermé dans l'un d'eux. Mes enfans sont donc avec vous! Dieu soit loué, c'est pour mon coeur un grand point de repos. Pourquoi mon mari n'est-il pas avec eux ! Je n'ai pas de ses nouvelles; je n'en ai point de Névil; et la mère de ce dernier n'a pu obtenir encore la permission de me voir. Jugez de mes inquiétudes! Tout s'empresse autour de moi pour me les faire oublier. Mais le coeur d'une épouse, d'une mère, quand il est meurtri, peut-il s'ouvrir si aisément à l'espérance et aux consolations ?
Source : Gallica

Jean-Joseph Regnault-Warin Mémoires et correspondance de l'impératrice Joséphine (1820)

ENCORE quelques minutes à la tendresse; aux larmes et aux regrets; puis, tout entier à la gloire de mon sort, aux grandes pensées de l'immortalité. Quand tu recevras cette lettre , ô ma Joséphine! il y aura bien long-temps que ton époux ; dans le langage d'ici-bas, ne sera plus; mais il y aura déjà quelques instans qu'il goûtera dans le sein de Dieu la véritable existence. Tu vois donc bien qu'il ne faut plus le pleurer. C'est sur les méchans, les insensés qui lui survivent qu'il faut répandre des larmes; car, ils font le mal et ne pourront le réparer.
Source : Gallica

Jean-Joseph Regnault-Warin Mémoires et correspondance de l'impératrice Joséphine (1820)

Vous auriez cru difficilement à la sincérité de celle que vous regardiez peut être comme une rivale; vous croirez aux félicitations d'une française, car c'est un fils que vous avez donné à la France.
Votre amabilité, votre douceur, vous ont acquis le coeur de l'empereur ; votre bienfaisance vous mérite les bénédictions des malheureux; la naissance d'un fils vous vaudra celle de tous les Français.
C'est un peuple si aimable, si sensible, si admirable que ces Français!
Source : Gallica

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