Amalia Schoppe, Pierre et Claudine, ou Les deux petits savoyards (1875)
“ Leurs parents, leur bon grand-père, leur chaumière et leurs innocentes joies se retracèrent en songe à leur esprit : ils étaient heureux ; mais au réveil, leur joie s'était évanouie, et ils se retrouvèrent pauvres et abandonnés. Pierre s'éveilla le premier, et s'aperçut avec effroi que le soleil avait déjà disparu derrière la montagne. — Claudine, ma sœur, éveille-toi, s'écria-t-il d'une voix lamentable. Nous n'avons pas de temps à perdre si nous ne voulons pas que la nuit nous surprenne en chemin. Je crains que nous ayons trop tardé, car dans les montagnes la nuit vient vite. ”
