Résumé

Adrien Paul Les Mal-vivants, ou le Brigandage moderne en Italie (1866)

Si quelque berger est conduit près du refuge des brigands par le hasard, il est retenu prisonnier jusqu'au soir. Si une pauvre femme y vient faire du bois, malheur à elle! Sa mort même répondra de son silence. Mais si elle est reconnue pour appartenir à « quelqu'un des amis » alors elle est respectée, dit Masi « à l'égale d'une princesse de Perse dans le camp d'Alexandre. »
Les brigands ont un vocabulaire à eux, plein d'euphémismes et d'atténuations. Voler, piller, extorquer, c'est pour eux butiner tout simplement.
Source : Gallica

Adrien Paul Les Mal-vivants, ou le Brigandage moderne en Italie (1866)

LES MAL-VIVANTS 329
L'explosion d'un fusil chargé à poudre, — nous croyons l'avoir dit, — a marbré sa figure d'une myriade de petites taches bleuâtres; son costume de gros drap est celui d'un paysan aisé. On l'a dispensé de la livrée des forçats ainsi que de leur compagnie. Il vit seul, entouré de ceux de ses anciens compagnons qui ont survécu, et distrait de son ennui par la visite des étrangers. Des montagnes qui l'ont vu naître, il n'a gardé que l'accent et les cioccie.
Gasparoni ne manque pas d'une certaine bonhomie; cependant, il est assez froid et paraît préoccupé de tenir son rang.
Source : Gallica

Adrien Paul Les Mal-vivants, ou le Brigandage moderne en Italie (1866)

La rançon arrivée, on daigna informer les Silvestri qu'ils trouveraient le cadavre à un endroit désigné.
Ambrosetti n'avait plus eu d'argent depuis longtemps; sa part du sacrilège démangeait ses poches. — A quoi bon avoir de l'or, disait-il à Decesaris si l'on n'en peut jouir? Qui nous empêche de nous déguiser en honnêtes gens et d'aller pendant quelques jours, à Rome, courir les spectacles et les plaisirs?
— Va à Rome, si tu le veux, reprit Decesaris; quant à moi, je ne veux pas m'exposer à retourner à Civita-Vecchia dont j'ai par-dessus la tête.
Source : Gallica

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