Résumé

Portrait de Frédéric Mercey Frédéric Mercey Le Brigandage dans les États romains

Il y a vingt-cinq ans, on comptait encore un meurtre par jour. Aujourd’hui, grace à la vigilance de la police, on tue peut-être moins ; mais les préjugés populaires sont toujours les mêmes. Cela tient sans doute à ce que la justice n’instruit guère qu’à l’occasion de meurtres de gens comme il faut, ou d’assassinats commis sur la grande route ; les coups de couteaux entre gens de la canaille ne comptent pas.
C’est dans la foule de ces meurtriers par colère ou par vengeance, par tempérament ou par prétendu devoir, que de tous temps les brigands se sont recrutés.
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Portrait de Frédéric Mercey Frédéric Mercey Le Brigandage dans les États romains

Cette indulgence qu’en Italie l’homme du peuple a pour le meurtre semble partagée par le gouvernement, qui pardonne avec la même facilité que l’assassin met à frapper. Si le meurtrier vient à bout de faire sa paix avec la famille de sa victime, et paie quelques écus d’amende à la police, il peut reparaître sans courir le risque d’être arrêté, et ne tarde pas à être gracié. Sous le gouvernement romain, c’est là une conséquence naturelle de la doctrine de l’absolution. Ce que Dieu a pardonné, l’homme doit-il le punir ?
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Portrait de Frédéric Mercey Frédéric Mercey Le Brigandage dans les États romains

Couvert comme je l’étais du sang de mes camarades, mon aspect était si pitoyable, que les bandits furent touchés. Je vis le poignard qui restait suspendu ; je levai les mains en suppliant, et j’implorai de nouveau saint Antoine et la Vierge. Cependant le brigand, poussant une affreuse imprécation, se précipitait vers moi ; mais Massaroni l’arrêta. Ne le frappe pas, s’écria-t-il d’une voix forte ; il vient d’invoquer saint Antoine, et cela nous porterait malheur. C’est le dernier des trois ; puisqu’il vit encore, on peut l’épargner.
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