Résumé

Victor Augier Les Crimes d'Avignon depuis les Cent Jours… (1818)

Avignon possède une succursale de ces guerriers vénérables qui ont acheté de la patrie, au prix de leur sang et de leurs membres mutilés, la dernière retraite et le dernier aliment nécessaires aux débris de leur existence. Quelques-uns d'entr'eux avaient partagé la fuite des fédérés. Les autres (et c'étaient les plus infirmes) avaient cru que leurs cheveux blancs et leurs cicatrices les mettraient à l'abri de la réaction. Ils ne connaissaient pas le peuple déchaîné! C'est un monstre que la vertu irrite et qui déchire ce qu'il ne peut flétrir.
Source : Gallica

Victor Augier Les Crimes d'Avignon depuis les Cent Jours… (1818)

Il se serait sauvé, peut-être, si un paysan qui l'aperçut, n'en eût averti la bande. Aussitôt elle court sur les traces du malheureux et le découvre dans un fossé où il s'était caché sous du feuillage. Giraud l'insulte le premier : frappe, lui dit Caries, en présentant sa poitrine, et ne me fais pas souffrir. Le monstre lui met un, pistolet dans l'oreille, et lui casse la tête. Tous les brigands applaudissent, et après s'être repus de cet horrible spectacle, chacun veut avoir, l'honneur de porter un coup à la victime. On fait sur le cadavre une décharge générale.
Source : Gallica

Victor Augier Les Crimes d'Avignon depuis les Cent Jours… (1818)

Il n'avait pas achevé ses préparatifs de défense, lorsqu'un homme de la bande revient, demande qu'on lui ouvre, et sur le refus de M. Osmond, tire au hasard un coup de fusil qui traversé la porte et blesse mortellement ce malheureux. Il en a assez, dit l'assassin, en entendant le cri de sa victime: il part, et M. Osmond n'a que la force de se traîner aux pieds de sa femme, où il expire.
Source : Gallica

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