Victor Augier, Les Crimes d'Avignon depuis les Cent Jours… (1818)
“ Avignon possède une succursale de ces guerriers vénérables qui ont acheté de la patrie, au prix de leur sang et de leurs membres mutilés, la dernière retraite et le dernier aliment nécessaires aux débris de leur existence. Quelques-uns d'entr'eux avaient partagé la fuite des fédérés. Les autres (et c'étaient les plus infirmes) avaient cru que leurs cheveux blancs et leurs cicatrices les mettraient à l'abri de la réaction. Ils ne connaissaient pas le peuple déchaîné! C'est un monstre que la vertu irrite et qui déchire ce qu'il ne peut flétrir. ”
