Résumé

Charles Durand Marseille, Nîmes et ses environs en 1815… (1818)

Selon ma coutume, je ne m'y permettrai que peu de réflexions sur les événemens que j'ai à rapporter. Marseille et Nîmes me fourniront encore ces événemens, et je serai loin d'épuiser la matière. La modération est dans mon caractère, elle sera dans cet écrit comme dans l'autre; je retrace les malheurs du Midi en spectateur affligé, et non en fougueux déclamateur. C'est la réponse que j'ai à faire à ceux qui m'accusent d'exagération, et dont la noble tâche est de justifier tant de crimes ; le lecteur
impartial nous jugera.
Source : Gallica

Charles Durand Marseille, Nîmes et ses environs en 1815… (1818)

JE ne puis me résoudre à cesser de parler de Marseille , sans répondre à une inculpation à laquelle j'étais loin de m'attendre. On m'accuse de n'avoir écrit qu'avec la partialité la plus outrée, de n'avoir soulevé qu'un coin du voile , et, après avoir fait tous mes efforts pour mettre dans leur plus grand jour les assassinats commis par des Marseillais, de m'être bien gardé de détailler les persécutions inouïes dont ils avaient été les victimes pendant les cent jours ; persécutions qu'on doit regarder comme la seule et véritable cause
Source : Gallica

Charles Durand Marseille, Nîmes et ses environs en 1815… (1818)

J'ai parlé du gouvernement des cent jours ; j'ai dit, et l'on verra bientôt qu'aucun excès grave autre que le seul que j'ai cité, n'a pu autoriser la vengeance éclatante du peuple marseillais. Le seul crime des militaires avait été de casser les carreaux des fenêtres où l'on n'avait pas illuminé le jour du champ-de-mai ; on les en a punis en les égorgeant. Ai-je tort de me plaindre de cette attrocité ? et vous qui m'accusez d'exagérer , dites-moi pourquoi les assassins ont été récompensés par des faveurs ou des grades dans la garde nationale qui aurait dû les repousser de son sein ?
Source : Gallica

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