Résumé

Charles Durand Marseille, Nîmes et ses environs en 1815… (1818)

Quoi! un maréchal de France, me disais-je, un vieux guerrier couvert d'honorables cicatrices a donc péri sous les coups d'une horde d'assassins ! Cet homme que l'on traîne dans la fange, c'est le même qui conduisit nos armées à la victoire; qui parvint, par ses importans services, à un poste élevé, qui n'était donné alors que par l'acclamation universelle des braves qui triomphaient sous lui! c'est donc là ce chef ami de l'ordre et de la modération, qui nous répétait sans cesse, dans les murs de Marseille : Il vaut mieux ramener les têtes que de les couper !
Source : Gallica

Charles Durand Marseille, Nîmes et ses environs en 1815… (1818)

La garde nationale , dont plusieurs membres pourtant se plurent à exciter le carnage , se comporta généralement bien. Des officiers et des soldats sauvés de la fureur de la populace trouvèrent un asile dans les corps-de-garde , où plusieurs gardes nationaux surent les protéger et les défendre. Gloire à ces hommes de bien ! que mille grâces leur soient rendues ! Ils nous ont montré seuls dans ce jour d'horreur , que le caractère français n'était pas éteint dans toutes les âmes.
Source : Gallica

Charles Durand Marseille, Nîmes et ses environs en 1815… (1818)

S'il ne peut jeter des fleurs sur votre tombe, il peut du moins , avec tous ceux qui vous ont connu, déplorer votre trépas impuni, et malgré la distance des rangs qui sépare les hommes dans leur vie, se dire aujourd'hui votre ami, car il aurait voulu donner tout son sang pour vous défendre !
C'était un samedi que l'on avait arboré le drapeau blanc à Nîmes. Le lendemain, une multitude de paysans des environs se rendit dans la ville, et vint y attendre l'armée de Beaucaire.
Source : Gallica

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