Résumé

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Lettres à M. Charles Durand, avocat… (1818)

J'ai dit précédemment que je ne croyais point les dissentions religieuses susceptibles, de nos jours, d'exciter un véritable fanatisme. Ceux qui s'en servent comme d'une orme sont, au fond de l'aine, indifférens à toute croyance. On ne fait point de la religion un instrument, quand on la respecte. Ceux qui se rendent les agens des vengeances illégales que l'on couvre de ce prétexte, sont mus par des motifs plus ignobles qu'ils s'empressent de déguiser. L'histoire des troubles du Gard prouve ces deux assertions d'une manière évidente.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Lettres à M. Charles Durand, avocat… (1818)

Ceux de la classe supérieure veulent du pouvoir; ceux des classes inférieures du pillage. Ils arborent toutes les couleurs parce que leurs propres couleurs sont flétries ; ils empruntent tous les masques, parce que tout déguisement diminue l'horreur qu'ils inspireraient en se montrant tels qu'ils sont.
Depuis le commencement de la révolution, jusqu'au mois d'avril 1790, Nîmes avait joui de la tranquillité la plus parfaite. L'union des catholiques et des protestans paraissait, et certainement dans la partie éclairée des deux communions elle était sincère.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Lettres à M. Charles Durand, avocat… (1818)

Je consacrerai donc à ce travail quelques pages, et je m'y livre avec d'autant moins de répugnance, que certes, en disculpant les protestans, je suis loin d'accuser les catholiques. Il faut se pénétrer d'une vérité : depuis assez long-temps, il n'existe plus de fanatisme religieux ou politique. Les assassins de nos jours n'appartiennent à aucune croyance, comme ils n'appartiennent à aucune opinion. On leur fait trop d'honneur en les associant à une doctrine quelconque.
Source : Gallica

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