Benjamin Constant,
Lettres à M. Charles Durand, avocat…
(1818)
“ J'ai dit précédemment que je ne croyais point les dissentions religieuses susceptibles, de nos jours, d'exciter un véritable fanatisme. Ceux qui s'en servent comme d'une orme sont, au fond de l'aine, indifférens à toute croyance. On ne fait point de la religion un instrument, quand on la respecte. Ceux qui se rendent les agens des vengeances illégales que l'on couvre de ce prétexte, sont mus par des motifs plus ignobles qu'ils s'empressent de déguiser. L'histoire des troubles du Gard prouve ces deux assertions d'une manière évidente. ”
