Joseph Paulin Madier de Montjau

Résumé

Joseph Paulin Madier de Montjau Lettre de M. Madier de Montjau… (1820)

Il est temps que le ministre de la justice, au lieu de déplorer la fatalité qui l'a empêché jusqu'ici d'atteindre les assassins (1) , donne et lasse exécuter les ordres nécessaires pour qu'on les poursuive, pour qu'on les juge. Les ministres ont toujours assez de force pour se faire obéir, quand ils parlent au nom de la loi. Plus les passions ont été agitées, plus l'empire de la loi doit être inexorable et égale. Les faiblesses font naître de nouveaux excès.
Que peut-on craindre en poursuivant les meurtriers ?
Source : Gallica

Joseph Paulin Madier de Montjau Lettre de M. Madier de Montjau… (1820)

Cette responsabilité à Paris, dans toute la France, n'est justiciable que des tribunaux: à Nîmes elle est justiciable de tous, parce qu'une opinion entière y est encore hors la loi, malgré les généreux efforts de quelques magistrats. M. Madier de Montjau l'a dit, et vous pouvez en croire ce grand courage : « Ecrire la vérité sur notre déparlement, dans ce département, c'est se mettre en présence de la mort». Mais lorsque la force de rendre hommage à la vérité méconnue peut exposer à des périls , trop heureux qui se sent capable de les braver.
Source : Gallica

Joseph Paulin Madier de Montjau Lettre de M. Madier de Montjau… (1820)

MESSIEURS LES DÉPUTES ,
Qu'une seconde fois, dans cette mémorable session, vos regards et votre sollicitude se tournent vers la malheureuse ville de Nîmes. Des mères, des épouses, des filles en pleurs, viennent déposer leurs douleurs et leurs espérances dans le soin de la représentation nationale. Leurs pères, leurs époux , leurs fils , sont morts assassinés. Un peuple entier a été témoin de leurs derniers momens !
Les assassins vivent impunis. Depuis cinq années, ils bravent chaque jour, d'un sourire insultant, les larmes des veuves et des orphelins qu'ils ont faits.
Source : Gallica

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