Joseph Paulin Madier de Montjau

Résumé

Joseph Paulin Madier de Montjau Lettre de M. Madier de Montjau à M. le comte Portalis… (1820)

Confiant et crédule que j'étais ! Je croyais enfin acquérir des droits à la reconnaissance des ministres et soulager leur coeur d'un poids horrible en les obligeant à accorder à la nation une satisfaction si long-temps attendue contre les auteurs des Notes secrètes.
Je me trompais, je dois aujourd'hui l'avouer , je me trompais dans toutes ces espérances que j'avais fondées sur les sentimens des ministres. Ils ne comprennent pas ma pétition, ils repoussent l'occasion, et j'ose le dire, l'appui que j'offrais à leurs timides hésitations
Source : Gallica

Joseph Paulin Madier de Montjau Lettre de M. Madier de Montjau à M. le comte Portalis… (1820)

C'est vous qui devez presser les ministres encore plus vivement que moi, pour en obtenir votre mise en jugement, ou bien une déclaration solennelle qu'ils n'ont aucune preuve, aucun vestige, aucun soupçon des notes secrètes, et que vous avez été victime de la précipitation de visionnaires imprudens. Jusqu'alors la nation a le droit de voir en vous ses ennemis, puisque vous n'avez pas chaque jour protesté et contre les accusations si éclatantes des ministres et contre leur silence si obstiné
Source : Gallica

Joseph Paulin Madier de Montjau Lettre de M. Madier de Montjau à M. le comte Portalis… (1820)

Si j'étais réduit par la faute des ministres à l'unique ressource des preuves morales, j'en reproduirais le faisceau sous les yeux de tous les hommes dont l'esprit de faction n'a point perverti le jugement ou la bonne foi, et je dirais : J'habite un pays où l'action d'un gouvernement occulte n'a cessé de paraître sensible à tous les yeux
Source : Gallica

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