Résumé

Hippolyte Rumilly Réflexions sur la situation de la France… (1830)

Le combat est terminé, mais les blessures restent; et le commerce, frappé depuis long-temps par le fatal ministère, ne reproche pas plus ses plaies à la révolution, que nos braves mutilés par la mil raille ne les reprochent à la liberté. C'est à une main habile à guérir ces blessures. Jamais le sentiment de l'ordre, au sortir d'une révolution aussi immense, ne fut porté à un degré aussi favorable pour la marche régulière d'un gouvernement réparateur. Le sentiment de la modération, de la justice, l'accompagne partout.
Source : Gallica

Hippolyte Rumilly Réflexions sur la situation de la France… (1830)

L'administration, les lois de l'empire restèrent.
Pendant quinze années de lutte entre un gouvernement et une nation qui tendait, malgré les efforts et les folies du pouvoir, à accroître sa prospérité, son industrie, à développer son éducation, ses lumières, la France, dans l'ombre et le silence, concentrée sur elle-même, a grandi même à son insu. Cette longue lutte du pouvoir absolu contre la liberté a profité à tous en éclairant chacun sur ses droits et ses devoirs.
Source : Gallica

Hippolyte Rumilly Réflexions sur la situation de la France… (1830)

C'est tout l'homme qu'il nous montre, ce sont toutes ses pensées, toutes ses vertus; c'est toute sa famille qu'il nous fait connaître, c'est là sa cour, et celle-là en vaut bien une autre. Ses gardes à lui, c'est tout un peuple qui l'escorte de son amour, et qui, peu habitué encore à voir son prince partager ses sentiments, ses plaisirs, dans son ivresse en croit à peine ses yeux, et après l'avoir vu, veut le revoir encore. Il a compris qu'il était le chef héréditaire d'une république nouvelle, et que le cri de vive le roi était aussi celui de vive la liberté.
Source : Gallica

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