Résumé

Nicolas Benoist Lettre sur l'état des affaires publiques… (1829)

On ne les hait, ni on ne les aime, les uns les regardent avec douleur, et les autres en ont pitié comme de gens qui sont emportés sans avoir la force de résister. Sans système, sans plan, même sans projets, ils se sont traînés comme ils ont pu jusqu'à ce jour, chacun de leur côté : ils n'ont eu de constance que dans leur irrésolution , d'unité que dans leur isolement. La dignité a manqué à leur langage comme la force à leurs actions. Ils n'ont point parlé comme ministres d'un Roi qui se glorifie d'être à la tête du premier peuple de l'Europe
Source : Gallica

Nicolas Benoist Lettre sur l'état des affaires publiques… (1829)

Caux est un bonhomme qui s'effraye facilement, quoique ministre de la guerre. Il peut être brave sur un champ de bataille, j'aime à le croire; mais, à coup sûr, il a une terrible peur des députés. Quant à M. Feutrier, il s'était imaginé que par son amabilité, ses grâces personnelles, il viendrait à bout d'adoucir le côté gauche : il doit comprendre combien il s'était fait illusion.
Avec ce ministère la couronne a beaucoup perdu, et la France n'a rien gagné; c'est à dire que les prérogatives de l'une ont été restreintes, et que les ressources de l'autre ont diminué.
Source : Gallica

Nicolas Benoist Lettre sur l'état des affaires publiques… (1829)

Le libéralisme lui reproche amèrement de maltraiter ceux qui ont contribué à son élévation , et par dédain, ne l'appelle plus que le petit Bourdeau.
Ce ministère n'a pu et ne peut encore exercer aucune espèce d'influence. Marchant à l'aventure entre les deux partis, les habiles et les gens sensés ne s'attachent point à lui parce que ce serait s'appuyer sur le roseau. Chaque jour, les libéraux lui font son procès parce qu'il ne fait pas assez pour eux, et, d'un autre côté, il fait encore trop pour que les royalistes ne le condamnent pas ouvertement.
Source : Gallica

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