Résumé

Portrait de Antoine Jay Antoine Jay Un mot sur la pétition à la Chambre des Députés de M. Madier de Montjau… (1820)

Si vous voulez connaître les amis et les ennemis du Roi, examinez quels sont ceux qui s'affligent lorsque la santé du monarque est menacée; quels sont ceux qui s'en réjouissent. Sont-ce les libéraux ou les ultra-royalistes qui font des voeux au ciel pour qu'il conserve la vie du Roi? Voulez-vous savoir quels sont les ennemis des princes? ce sont les ultraroyalistes, qui vont insinuant partout que les princes repoussent les idées de liberté légale; qu'ils ne reconnaissent aucun droit aux peuples, qu'ils sont les. chefs d'une faction, et qu'elle monterait avec eux sur le trône.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Jay Antoine Jay Un mot sur la pétition à la Chambre des Députés de M. Madier de Montjau… (1820)

En exigeant impérieusement le renvoi d'un ministre qui avait encouru sa haine, il a fait l'essai de sa puissance. Il ne saurait en rester là; l'ambition s'accroît par le succès. Déjà son influence sur le ministère n'est pas douteuse; il commande des destitutions, il paraît dicter jusqu'au langage des ministres.
Ce n'est pas sans peine que j'en fais l'observation; les ministres se livrent aussi à ces accusations vagues contre les doctrines qui, n'offrant rien de déterminé, peuvent servir de prétexte a toutes les calomnies, à toutes les vengeances.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Jay Antoine Jay Un mot sur la pétition à la Chambre des Députés de M. Madier de Montjau… (1820)

Ici, M. de Montjau s'adresse aux ministres, et les conjure de ne pas laisser Nîmes un seul jour sans une garnison forte et inaccessible à l'esprit de parti. Il les conjure de prévenir de sanglantes catastrophes; car les citoyens menacés ont pris la ferme résolution de se protéger eux-mêmes, si les lois cessaient de les protéger, et de disputer courageusement leur vie au fer des assassins. « Le calme règne encore, " dit-il, mais la rage d'un côté, et le désespoir de l'autre » possèdent tous les esprits. Le calme règne, mais les partis » s'observent en frémissant.»
Source : Gallica

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