Antoine Jay

Élements biographiques

Portrait de Antoine Jay Antoine Jay Éloge de Montaigne, discours qui a obtenu l'accessit au jugement de la classe de la langue et de la littérature française de l'Institut… (1812)

C'est à ce soin religieux que nous devons le beau chapitre de l'AmitiéMontaigne s'élève au-dessus de toute comparaison. Aussi méthodique que l'orateur romain, Montaigne l'emporte sur lui par la chaleur et la vérité des sentimens. Ses pensées, ses paroles même ont quelque chose de sacré. Ces mouvemens passionnés ; ces retours fréquens sur lui-même et sur son ami ; cet abandon d'une âme fortement émue ; tout s'imprime dans le coeur, tout saisit l'imagination. Jamais l'éloquence du sentiment n'a produit tant d'effet ; jamais le langage de l'amitié ne fut plus sublime.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Jay Antoine Jay Les hermites en prison. Tome 2 (1823)

Si Dieu me prête vie, je ne manquerai pas de dire, en parlant des événemens passés : « C'était un an, deux ans, trois ans après ma prison de Sainte-Pélagie. » Car il ne faut pas croire que je sois humilié de ma détention : je m'en fais un titre de gloire; et, à défaut d'autre, je me contente de celui-là ; l'envie la plus acharnée ne pourra me l'enlever.
On me traite comme on a traité les plus grands hommes; c'est quelque chose, et le seul rapprochement me fait plaisir.
Cependant, malgré toutes les délices de Sainte-Pélagie, je commence à compter les jours; ils sont si beaux au mois de mai !
Source : Gallica

Portrait de Antoine Jay Antoine Jay Salon d'Horace Vernet . Analyse historique et pittoresque des quarante-cinq tableaux exposés chez lui en 1822… (1822)

Privé de toutes les ressources du talent, de l'expression, des contrastes, du mouvement, de la variété des tons, de la liberté d'ajouter des scènes épisodiques, il s'est sauvé par l'extrême vérité des attitudes militaires, la beauté du dessin, le jeu admirable de la lumière, la finesse et la diversité des nuances, et le talent de mettre, pour ainsi dire, en relief, hors de
la toile, chacun des personnages, sans mouvement, mais non sans vie, et soumis à la machinale attention de la discipline, mais prêts à marcher, à parler, à penser, à respirer au besoin.
Source : Gallica

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