Résumé

Lettre d'un officier d'état-major de l'armée à un habitant de Paris… (1829)

Si jamais nos soldats se trouvent en présence des citoyens, ceux-ci doivent s'abstenir de toute provocation , et ne pas nuire à leur juste cause par une maladroite précipitation. Point de ces cris désagréables aux oreilles militaires ; partout, le calme du bon sens et du bon droit : c'est le meilleur moyen de désarmer la force. Si le militaire doit toujours se rappeler qu'il a un père, des parens citoyens, les citoyens doivent se rappeler qu'ils ont dans l'armée des enfans, des parens, auxquels il n'est pas toujours permis de raisonner les ordres qu'ils reçoivent.
Source : Gallica

Lettre d'un officier d'état-major de l'armée à un habitant de Paris… (1829)

L'armée est soumise et disciplinée , mais il y a loin de là à un dévouement aveugle aux volontés du pouvoir. Plus citoyens que guerriers, nos soldats, fatigués de la vie monotone des garnisons , autant qu'ennuyés de l'éloignement de leurs familles, gênés par les règles minutieuses et absurdes, d'une discipline de couvent, n'aspirent qu'à regagner leurs foyers ; ils sont résignés , c'est tout. S'ils sont susceptibles d'enthousiasme, c'est l'enthousiasme guerrier excité par les mots, la France et le Roi !
Source : Gallica

Lettre d'un officier d'état-major de l'armée à un habitant de Paris… (1829)

D'après tout ce que je viens de vous dire, Monsieur, vous devez voir que nos libertés n'ont rien à craindre des baïonnettes. Si les circonstances fâcheuses que les noms des ministres ont donné lieu d'appréhender, et que provoque la faction qui a si fortement applaudi à leur avènement, se présentaient, l'armée en corps ne prendrait aucun parti ; elle se fondrait dans la nation. C'est l'opinion de tous les militaires éclairés, et conséquemment influens.
Source : Gallica

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