Résumé

Conséquences de la révolution de juillet… (1831)

Mais, si le Roi participe aux actes des ministres, comment est-il possible qu'ils soient responsables? La responsabilité des ministres , depuis la révolution de juillet, a entièrement changé de caractère : elle n'est plus illusoire, elle ne se borne plus à ces crimes ignobles , et presque impossibles en France, de trahison et de concussion ; elle s'attache a la nature de leurs actes politiques, elle s'étend jusqu'à leur incapacité.
Source : Gallica

Conséquences de la révolution de juillet… (1831)

Dans notre nouvel ordre de choses, je conçois le souverain placé au sommet de la hiérarchie sociale pour juger l'action dès pouvoirs, prévenir ou arrêter les frottements qui pourraient survenir entre eux, résoudre toutes les difficultés par les deux grands moyens du changement de ministère ou de la dissolution des chambres. S'il se mêle à l'action, il ne peut plus être juge, il n'est plus que l'un des pouvoirs, et le plus faible de tous ; son action naturelle est de les dominer et non de lutter avec eux.
Source : Gallica

Conséquences de la révolution de juillet… (1831)

Si vous étiez encore les ministres du Roi, il faudrait donc qu'il soutînt les actes émanés de vous, auxquels il aurait donné son approbation. Comment pourrait-il vous abandonner si des mesures qu'il aurait suscitées lui-même , car quel homme est infaillible, appelaient l'impopularité sur votre tête? Et plus le caractère du Roi sera grand et élevé, plus il sera contraint de prendre ce parti dangereux. L'honneur, pour les âmes généreuses, est une nécessité impitoyable à laquelle il faut obéir.
Source : Gallica

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