Résumé

Nicolas Benoist Fais ce que dois, advienne que pourra… (1831)

Un roi du congrès de Vienne et un roi révolutionnaire sont choses incompatibles.
Louis-Philippe, roi révolutionnaire, devenait le représentant des ennemis du congrès de Vienne ; par l'acceptation de la couronne, il déclarait regarder comme sienne la haine de la révolution de juillet contre les rois de l'Europe, et il se chargeait de la venger.
En se faisant l'homme de la sainte-alliance, Louis-Philippe a abandonné la révolution, il a renoncé au droit en vertu duquel il possède la couronne de France. Tout est rompu entre lui et ceux qui l'ont choisi.
Source : Gallica

Nicolas Benoist Fais ce que dois, advienne que pourra… (1831)

En Angleterre, Guillaume était en quelque sorte la constitution incarnée ; il avait une entière communauté d'intérêts avec le pays. Je ne vois pas trop quel intérêt représentait M. le duc d'Orléans, si ce n'est celui des hommes qui voulaient arriver aux places : alors c'est une coterie, et la révolution de juillet devient une intrigue.
M. Dupin allant modestement a pied à Neuilly prendre le prince par la main ; en lui disant : « Je viens chercher votre Altesse Royale pour lui donner la couronne ; c'est une affaire de quelques heures seulement, » ne sera que ridicule dans l'histoire.
Source : Gallica

Nicolas Benoist Fais ce que dois, advienne que pourra… (1831)

Le pouvoir qu'elle a établi s'est séparé d'elle; et, mémorable exemple de la fragilité des choses humaines , après avoir chassé de France toute une famille de rois, après avoir engagé les autres peuples à se révolutionner, après leur avoir promis sa protection et sa force, la révolution de juillet en est réduite, comme l'opposition sous Charles X, a faire de la polémique dans les journaux et a se défendre devant les cours d'assises.
Le pouvoir ne peut que continuer a marcher dans la voie dans laquelle il est entré
Source : Gallica

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