Denis-Louis-Martial Avenel

Résumé

Denis-Louis-Martial Avenel L'Indépendant, à M. le comte De Cazes… (1818)

Mais ils protestent de leurs bonnes intentions; nous aimons à les croire sur parole , nous les croirions bien plus volontiers encore, s'ils ne cherchaient pas tant à dérober les actes du pouvoir à la censure libre des citoyens. Moins de protestations, plus de garanties, voilà ce qui peut satisfaire la France, et revêtir le ministère de toute la force qu'on puise dans la confiance d'une nation, dans une droiture, une loyauté avérées, et qui ne se réserve aucun faux-fuyant. La liberté de la presse est un droit de surveillance que la charte accorde à la nation
Source : Gallica

Denis-Louis-Martial Avenel L'Indépendant, à M. le comte De Cazes… (1818)

Contemporaine de la philosophie, l'opinion qui nous gouverne aujourd'hui a devancé d'un siècle votre berceau. L'opinion, M. le Comte, est ce silence que traversèrent les funérailles de Louis XIV; elle est celle douleur qui-assista au deuil prématuré de ce grand dauphin, vertueuse espérance de la nation ; c'est celte voix qui assembla la constituante et que ne purent étouffer les fureurs de l'anarchie, ni les accéns même de la victoire. C'est cette sagesse enfin qui dicta la charte à la prudente légitimité.
Source : Gallica

Denis-Louis-Martial Avenel L'Indépendant, à M. le comte De Cazes… (1818)

Les Excellences, sous un règne absolu, sont ordinairement plus assurées d'être inamovibles; elles n'ont à tromper qu'un seul homme. Les Bukingham et les princes de la paix ne quittèrent leurs grandeurs qu'après la ruine de leurs maîtres, ce qui fait honneur du moins à leur dévouement. Mais les souverains placés à l'ombre des constitutions n'ont pas à redouter les tragiques revers des Charles 1er ou des Charles IV, et quand le cri vengeur du peuple s'élève vers le trône, l'exécuteur des lois jette à ses pieds la tête d'un ministre et non plus celle d'un roi.
Source : Gallica

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