Résumé

Le cri de la vérité, aux députés de 1824 (1824)

Si, au contraire, trahissant la confiance du monarque, il néglige ou compromet les intérêts dont l'administration lui a été donnée, souvenez-vous que tous les ans vous serez appelés à voter les impôts. Alors vous porterez vos plaintes au pied du trône; vous dénoncerez les griefs que vous aurez contre les ministres; et le Roi, voyant que vous, qui les défendiez, vous les avez abandonnés, se hâtera de les congédier. Mais un Roi qui veille sans cesse aux besoins de son peuple, qui suit de l'oeil la conduite de ses ministres, vous aura toujours devancé.
Source : Gallica

Le cri de la vérité, aux députés de 1824 (1824)

Hâtez-vous d'accomplir les voeux du monarque qui a mis en vous sa confiance. Là où les ministres précédens ont échoué, c'est à vous qu'il était réservé de triompher. Les idées révolutionnaires, d'abord comprimées, par vos succès, s'évanouissent chaque jour devant les bienfaits de votre gouvernement. Fortes avec un ministère incapable, elles grandissaient d'une manière effrayante, et bientôt elles eussent tout envahi, tout renversé ; mais à l'aspect du talent, elles s'abaissent ; à la voix de l'énergie, elles reculent; qu'un génie puissant leur commande, elles roulent, enchaînées à son char.
Source : Gallica

Le cri de la vérité, aux députés de 1824 (1824)

C'est peu d'avoir préservé le trône des Rois des atteintes des fureurs populaires ; c'est peu d'avoir fait connaître à l'Europe étonnée, et la valeur de notre jeune armée, et le Prince digne des temps héroïques qui doit un jour nous gouverner ; c'est peu d'avoir relevé l'antique éclat des lys, et secondant la pensée du plus sage des monarques, d'avoir rendu la France plus riche, plus brillante qu'aux diverses époques de sa splendeur : il faut assurer pour jamais la jouissance de son repos, de son bonheur
Source : Gallica

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