Résumé

Alphonse Chambellan Aux électeurs, sur le gouvernement de Louis-Philippe Ier… (1831)

Un instant la France trembla à la seule idée d'anarchie dont l'absence de toute espèce de force administrative semblait la menacer. Mais la Chambre des Députés, dont le langage courageux et la fermeté toute parlementaire auraient dû montrer à Charles X combien était dangereux pour lui et pour sa dynastie un coup d'état que rien ne pouvait justifier, pas même la victoire, en supposant que le peuple héroïque de Paris eût expiré sous les balles des Suisses, comprit qu'il n'y avait pas un instant à perdre pour sauver la patrie des horreurs de la guerre civile.
Source : Gallica

Alphonse Chambellan Aux électeurs, sur le gouvernement de Louis-Philippe Ier… (1831)

Mais là se borne, je crois, le devoir d'un bon citoyen : prétendre que le gouvernement français doive, à ses risques et périls, soutenir et défendre la nation qui, comme nous, voudra renverser son roi, changer les lois qui la régissent ; vouloir le pousser à toute force à faire une guerre générale , c'est vouloir exposer son propre pays à tous les hasards des combats , à toutes les calamités que la guerre traîne après elle, c'est ne pas aimer sa patrie.
Source : Gallica

Alphonse Chambellan Aux électeurs, sur le gouvernement de Louis-Philippe Ier… (1831)

En est-ce assez pour repousser les étrangers, si jamais l'envie leur venait de tenter une troisième invasion. A ce mot d'invasion, quel coeur français ne bondit de colère ? Où est le citoyen qui refusât de prendre les armes, et, à défaut de fusil, ne s'emparât d'une fourche? Ici, toutes les opinions doivent disparaître, pour faire place à l'amour de la patrie menacée. Vivre libre ou mourir ! serait le cri qui retentirait d'un bout de la France à l'autre.
Source : Gallica

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