Jean Calas

Définition et enjeux

Portrait de Pierre Larousse Pierre Larousse,  Grand dictionnaire universel du XIXe siècle

“ À la suite d’une journée laborieusement remplie, la famille protestante des Calas va se livrer au repos : on lit des vers de Voltaire, et Jean Calas, vieillard de soixante-trois ans, après s’être expliqué sur le fanatisme et avoir dit comment il comprend la tolérance, parle de la pension qu’il accorde à son fils Louis, quoique ce dernier se soit fait catholique, et des chagrins que lui cause l’aîné de ses enfants, Marc-Antoine Calas, esprit sombre et rêveur qui lui donne les plus vives inquiétudes. ”
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Portrait de Voltaire Voltaire,  Œuvres complètes de Voltaire

“ Quelque fanatique de la populace s’écria que Jean Calas avait pendu son propre fils Marc-Antoine. Ce cri, répété, fut unanime en un moment ; d’autres ajoutèrent que le mort devait le lendemain faire abjuration ; que sa famille et le jeune Lavaisse l’avaient étranglé par haine contre la religion catholique : le moment d’après on n’en douta plus ; toute la ville fut persuadée que c’est un point de religion chez les protestants qu’un père et une mère doivent assassiner leur fils dès qu’il veut se convertir.
Les esprits une fois émus ne s’arrêtent point.
”
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Portrait de Voltaire Voltaire,  Œuvres complètes de Voltaire

“ Six juges persistèrent longtemps à condamner Jean Calas, son fils, et Lavaisse, à la roue, et la femme de Jean Calas au bûcher. Sept autres plus modérés voulaient au moins qu’on examinât. Les débats furent réitérés et longs. Un des juges [6] convaincu de l’innocence des accusés et de l’impossibilité du crime, parla vivement en leur faveur : il opposa le zèle de l’humanité au zèle de la sévérité ; il devint l’avocat public des Calas dans toutes les maisons de Toulouse, où les cris continuels de la religion abusée demandaient le sang de ces infortunés. ”
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