Jean Aicard,
Fleur d'Abîme
(1894)
“ Elle cria, la voix étouffée dans les coussins : — Paul ! Paul, ayez pitié ! pitié de moi... et pitié de vous-même !... Ayez pitié !... Ne me rejetez pas, du haut d’un ciel, dans l’abîme !Et, comme poussée par un irrésistible élan, elle se leva alors, se jeta hors de son lit, demi-nue, les cheveux enflammés de soleil, et se précipita à ses genoux... Il s’était levé, le cœur bondissant... Il allait tout oublier. Il oubliait tout, puisqu’il ne songeait pas à s’étonner de voir une jeune fille aussi prompte à se montrer ainsi...La beauté l’attirait à lui, triomphante, d’une invincible puissance. ”

