Jean Aicard,
Au bord du Désert: L'âme arabe…
(1888)
“ Le sable n’est plus même effleuré par ses pas !Bouche ouverte, il boit l’air ; l’espace, il le dévore !Et l’autruche, s’aidant des ailes, court là-bas.Ses deux orteils géants laissent leur lourde marqueSur le sable, où parmi des alfas et des diss,Son aile ouverte au vent, elle a l’air d’une barque...Encor cent pas, Mansour ! Encor vingt !... Plus que dix !« Le désert, dit Mansour, est donc infranchissable ? »Oui ! ton cheval faiblit... Arrête-toi, Mansour !Moins terrible est la mer que l’océan de sable !...Mais, l’amour est aveugle ; il va ! Le cœur est sourd... ”
