Jean Aicard,
Jeanne d’Arc : le rachat de la tour
“ Pas un qui se levât, fier, et l’âme attendrie, Chassant le léopard vil qui la dévorait. Sentant plus de pitié que ses frères dans l’âme, Ne voyant que des cœurs efféminés, la femme Se fait homme — et soudain Jeanne Darc apparaît. Vous la connaissez tous, cette figure étrange, Cette vierge domptant les vieux guerriers, — cet ange, Qui, l’auréole au front, traverse, tout-puissant, Les livides lueurs de l’orage des armes, Et, faible enfant, parfois se prend à fondre en larmes Devant tant d’horreur et de sang ! ”
