Résumé

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard Jeanne d’Arc : le rachat de la tour

Pas un qui se levât, fier, et l’âme attendrie,
Chassant le léopard vil qui la dévorait.
Sentant plus de pitié que ses frères dans l’âme,
Ne voyant que des cœurs efféminés, la femme
Se fait homme — et soudain Jeanne Darc apparaît.
Vous la connaissez tous, cette figure étrange,
Cette vierge domptant les vieux guerriers, — cet ange,
Qui, l’auréole au front, traverse, tout-puissant,
Les livides lueurs de l’orage des armes,
Et, faible enfant, parfois se prend à fondre en larmes
Devant tant d’horreur et de sang !
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Portrait de Jean Aicard Jean Aicard Jeanne d’Arc : le rachat de la tour

Ah ! ton peuple grandi se lève ;
Il va broyer ces murs !... vain rêve !
Roi, Chevaliers, Peuple, — tout dort.
À quoi bon te fier aux hommes ?
Tu ne sais quels ingrats nous sommes !
Ta délivrance, c’est la mort !
Un conseil de prêtres s’assemble ;
Les Anglais tiennent leur vainqueur.
La Pucelle s’avance et tremble
Timide, la main sur le cœur.
Meurtrissant son âme meurtrie :
« Il faut renier ta patrie,
Ton roi, criaient-ils, et ton Dieu ! ».
« Non ! » répond-elle, faible et forte,
Et du cachot passant la porte,
Sublime, elle se livre au feu !
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