Jean Aicard

Jean Aicard

Résumé

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard Mascarille

MASCARILLE.
Savez-vous bien d’où moi, Mascarille, aujourd’hui
J’arrive ? — De l’Olympe ! — En vérité ? — Mais oui,
Car Jupiter, voulant, par un royal caprice,
Que l’Olympe, en l’honneur de Molière, applaudisse
Une pièce du maître, a, d’un geste, évoqué
Un éclatant décor auquel rien n’a manqué,
Et nous a fait donner Amphitryon qu’il aime ;
Chaque dieu qu’on y voit s’interprétait soi-même :
Jupiter s’est joué, ma foi, divinement !
Et Mercure et la Nuit !... Mais Sosie, au moment
D’entrer en scène, fut trouvé soûl d’ambroisie.
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Portrait de Jean Aicard Jean Aicard Mascarille

D’un ami de Molière et d’un bon philosophe,
Criai-je ; oui, le monde est fort triste en effet,
Mais le maître l’a dit : l’homme n’est pas parfait !
Voyez-vous, j’ai connu Molière en sa jeunesse ;
Quand je lui vins en tête, il traduisait Lucrèce,
Et dès lors nous jouions ensemble l’Étourdi ;
Avec lui, j’écoutais disserter Gassendi...
Certes ! ce siècle prête à la sombre satire ;
Soit ; mais Molière encore y trouverait à rire.
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Portrait de Jean Aicard Jean Aicard Mascarille

C’est que l’homme toujours est semblable à lui-même :
Ni pire, ni meilleur, il vit, il souffre, il aime !
L’esprit change ; le cœur n’a que de vieux secrets ;
Le cœur est éternel et n’a pas de progrès !
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