Lucien Paté

Lucien Paté

Résumé

Portrait de Lucien Paté Lucien Paté À Molière

Il ne se trompait point, pour grands que soient les autres :
Molière est le plus grand, même par ses douleurs,
Lui qui fit de ses maux un baume pour les nôtres,
Et dans son rire ouvert nous cacha tant de pleurs !
Il riait : oui, sans doute, il n’a point pris la lyre
Pour chanter ses amours payés de trahison ;
Son cœur dans ses secrets n’a point permis de lire,
Trop fier pour étaler les deuils de sa raison.
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Portrait de Lucien Paté Lucien Paté À Molière

Reste, et mets haut ta joie, en portant haut ton cœur !
« Tu me parles d’aïeux, en vantant ma lignée :
Mais qui pourrait, à toi, se nommer ton aïeul ?
Tiens donc à tes destins ton âme résignée :
C’est quand on est trop grand, Molière, qu’on est seul !
« Tu ris, moi je me tais, et l’ombre m’enveloppe ;
Mais j’irai jusqu’au bout à mon œuvre attaché.
Va, si j’ai fait le Cid, tu fis le Misanthrope :
Allons causer ensemble, et nous ferons Psyché. »
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Portrait de Lucien Paté Lucien Paté À Molière

Où donc as-tu trouvé des vieillards comme Horace,
Et ce parler plus fier que la langue des dieux ?
Fais-moi vivre au milieu des héros de ta race,
(Car, s’ils n’étaient tes fils, ils seraient tes aïeux !)
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