Jean Aicard,
Arlette des Mayons: Roman de la terre et de l'école
(1917)
“ Sous l’insulte paternelle, Augustin ne broncha pas.Maître Augias le considéra en silence un long moment, et dit enfin :— En te quittant, et pour me consoler, j’irai, dès mon arrivée aux Mayons, voir les Bouziane. Leur Victorin est plus près que toi de mon cœur, plus près cent fois. Adieu, Augustin, je t’ai serré dans mes bras tantôt en arrivant, je regrette de ne pas faire de même en te quittant, mais tu m’en as ôté le désir.Il s’éloigna d’un pas ferme ; puis, se retournant, au moment de sortir, il ajouta :— Adieu... quand tu auras retrouvé une patrie, tu trouveras un père. ”
