Jean Aicard,
Maurin des Maures
“ Quand la procession arriva sur ce plateau où, au bord du chemin, il y a un grand précipice tout en rochers, le mistral qui soufflait en tempête, par la permission de Dieu juste, enleva le chapeau de cet âne de clion! Le clion voulut retenir son chapeau, sauta, la main tendue pour le rattraper en l’air, perdit pied, et, soulevé par la bourrasque comme une plume, il descendit dans l’abîme à la suite de son chapeau... Dieu ait son âme! Et les gens tout de suite s’écrièrent:«—Té! l’âne a volé! Le bon Dieu l’a puni! L’avez-vous vu voler, cet âne?»—Je regrette mes quatre sous, fit Maurin. ”
