Jean Aicard,
L’Illustre Maurin
“ Par-dessus tous les autres cris, il reconnaissait la voix de Tonia... puis celle de Pastouré : « À la barre ! » Les chasseurs accouraient tous... et parmi eux Maurin, le plus acharné ! — Et lui-même il sautait sur le sanglier, c’est-à-dire sur un autre lui-même ! Alors il ressentait une double douleur horrible, dans sa jambe de sanglier et dans sa jambe d’homme, et le chasseur Maurin frappait sur le crâne du sanglier Maurin, à grands coups d’une pierre aiguë qu’il avait ramassée... Et, entr’ouvrant les yeux sous la lune, le blessé murmura : — C’est la fièvre. Je suis à demi-mort. ”
