“ Leur école que combattit le joyeux Jean Passerat, en revenant à la vieille gaieté première, était décidément tombée dans l’afféterie la plus absolue, lorsque parut, enfin, un homme débordant d’une inspiration véhémente, satirique terrible et poète superbe par moments, l’ardent Mathurin Régnier. ”
Jean Passerat
Définition et enjeux
Citations sur “Jean Passerat”
Charles Des Guerrois, Jean Passerat, poëte et savant… (1856)
“ Comme il le dit avec cette grâce aimable qui est un des caractères de son talent, il les offre moins qu'il ne les rend au fils, puis que le père a disparu : Henri de Mesmes était mort dans l'année 1596, à l'âge de soixante-six ans. Passerat publiait ses Kalendoe en 1597; la dédicace est du mois de janvier de cette année : c'était un dernier présent qu'il envoyait à la famille aimée. De l'année 1570 à l'année 1596, ces doux présents de sa muse s'étaient continués sans une seule interruption. ”
Charles Des Guerrois, Jean Passerat, poëte et savant… (1856)
“ En 1597, la paralysie vint le frapper, accompagnée de la cécité. Le vieux savant, que ses amis continuèrent d'entourer de leurs soins, de leurs empressements attentifs, porta courageusement ses maux, et laissa venir la mort sans plainte. Il vécut encore pendant cinq ans, souriant à la paraly (1) paraly (1) au volume intitulé Orationes et Proefationes, le XXVIIe. Discours où Passerat s'excuse sur les rigueurs de l'hiver de son absence prolongée. ”
Charles Des Guerrois, Jean Passerat, poëte et savant… (1856)
“ Passerat, en effet, n'est pas seulement l'auteur de telle ou telle pièce plus ou moins rare, plus ou moins disputée dans les ventes par l'or des bibliophiles ou des bibliomanes, comme on voudra les appeler : c'est le commentateur ingénieux, le disciple exact de l'antiquité, l'interprète savant de Catulle et de Properce, le politique modéré de la Satyre Ménippée, le commentateur érudit et salé de Rabelais. (1) , c'est le poète charmant et vif ; c'est un ensemble achevé de poésie, d'érudition et de renommée. ”
Charles Des Guerrois, Jean Passerat, poëte et savant… (1856)
“ L'honnête abbé Goujet, qui est un précieux érudit, mais un faible critique, reproche à Passerat de n'avoir pas veillé aux enjambements, aux élisions, d'avoir par- — 61 — tout mis l'hiatus, d'avoir mis, quoique plus rarement que les poètes contemporains, les transpositions de mots, les contractions dures et forcées, les mots nouveaux : — c'est absolument comme on si on reprochait à Rutebeuf de n'avoir pas écrit dans la langue de Quinault, à Rabelais de ne s'être pas avisé du goût de MIle de Scudéry. ”
Jean Passerat,
Poésies françaises
“ Dont la triple puissance en tous lieus est vantée. Puisque tu es, Deesse, au plus bas Ciel montée, D’où les piteus regrets des amants tu reçois ; Di, Lune au front cornu, as-tu veu quelque fois Vne ame qui d’Amour fust si fort tourmentée ? ”
Jean Passerat,
Poésies françaises
“ Pour nous l’Aurore au front vermeil ———Est desja née. Or que le ciel est le plus gay En ce gracieux mois de May ———Aimon, mignonne ; Contenton nostre ardent desir En ce monde n’a du plaisir ———Qui ne s’en donne. ”
Jean Passerat,
Chant d’allegresse
“ Tu seras nôtre Hector, nous serons tes Troïens, Tes treshumbles suiets, tes loïaus citoïens, Et tes vassaus issus de la gent Priamide Or tout ainsi qu’on voit ferme la Pyramide. Sans iamais s’esbranler, nous aurons enuers toi Vn cueur ferme & constant, digne d’vn si bon Roi. Vers Latins pour la Pyramide. Non hæc Niliaco moles insana labore Pyramis extructa est, quæ vertice sidera tangat. ”
Jean Passerat,
Chant d’allegresse
“ Autres ficher les ïeus sur le Duc d’Orleans : Dont le sage maintien, & le port, & la grace, Leur tesmoingnent assés qu’il est de vôtre race. Viués, ce disent ils, viués, freres germains, Que le destin ordonne à regir les humains. ”
Jean Passerat,
Chant d’allegresse
“ Le mal & le souci qui l’auoit tourmenté Resta, sinon du tout à demi enchanté. Il commença deslors à essüier ses larmes, Voiant de toutes pars des mains tomber les armes : La Crainte s’enuola auecques le danger Duquel nous menaçoit le pariure estranger : Qui osoit esperer que nôtre Seine prise Obeiroit aus Lois de l’Angloise Tamise. ”
Jean Passerat,
Chant d’allegresse
“ Quel heur pourroit plus grand estre donné des Cieus ? N’ont pas donc les Troïens iuste cause de ioie ? Voïant l’illustre sang de l’autre ancienne Troïe, Leur Prince Naturel ? de celui descendu Qui durant dix hyuers sa ville à deffendu Encontre mille naufs, que le plusgrand Atride, Grosses de soldats Grecs, auoit conduit d’Aulide. O tems fort desiré, iamais ne viendras tu, Et son âge croissant, & croissant sa vertu, Que d’Hector son aïeul ensuiuant la vaillance, Dans le sang ennemi voïons tremper sa lance, Au plus espais d’un camp qui l’aura outragé ? ”
Jean Passerat,
Chant d’allegresse
“ Quelque fois le voïant, Sire, qu’il vous souuienne Que son Cœur est tout rond & tel sera trouué. Mais Muse que fais tu ? veus tu conter l’arene Que le vent fait voler es chams blons de Cyrene ? Les Troïens à leur Roi ont porté tout l’honneur Que lon peut inuenter pour faire à son Seigneur. Oncques ce Scipion, d’Afrique la tempeste, Pour le iuste loïer de si grande conqueste, Du peuple Martien ne fut tant honoré, Trainé de cheuaus blancs dedans vn char doré. Bien qu’il eust renuersé & Numance & Carthage, Et le tiltre acquesté qu’il auoit d’heritage. ”
Jean Passerat,
Chant d’allegresse
“ Iettoit les feus Troïens dedans les Gréques poupes. Croiẞés ce tems pendant, ieune Prince, croiẞés : Visitant vos païs vos peuples connoiẞés. Apprenés à porter en vôtre main Roïalle Le sceptre gouuerneur d’une gent si loïalle. Tenés en amitié tous vos suiets vnis : Les bons soient honorés, les mauuais soient punis. Faites d’orenauant que par toute la France On pese les procés d’vne égale balance : Et que le villageois plus ne füie égaré Deuant l’aduanturier au saïon bigarré. Ainsi dict tout le peuple, & quand vous passez, Sire, Longue vie, & santé, & bon-heur vous desire. ”
Achille Desurmont,
Le R. P. Joseph Passerat et sous sa conduite les rédemptoristes pendant les guerres de l'empire
(1893)
“ Si le Père Passerat, au lieu d'être pasteur, eût été mercenaire, il se fût contenté, dans cette circonstance, d'envoyer par delà les montagnes une lettre à ses enfants pour leur mander de venir le rejoindre. Sa générosité et son bon cœur ne lui permirent pas d'adopter ce procédé trop commode. Comptant pour rien les fatigues, il quitta de nouveau Viège, en y laissant son compagnon; reprit, seul et à pied, le chemin des Alpes ; traversa de nouveau ces routes impraticables, et revint à Coire pour organiser le départ de ses confrères et se mettre à leur tête. ”
Achille Desurmont,
Le R. P. Joseph Passerat et sous sa conduite les rédemptoristes pendant les guerres de l'empire
(1893)
“ Quelque temps qu'il fît, pluie, vent, neige, gelée, chaleurs accablantes, nous avancions toujours. Lorsque nous étions à pied, notre habitude était de faire dix lieues par jour, et le sac sur le dos ; car nous portions avec nous tous nos effets ; notre linge, nos livres, nos petits ustensiles. Le Père Passerat lui-même, quoique étant notre supérieur, portait sa charge comme ”
Achille Desurmont,
Le R. P. Joseph Passerat et sous sa conduite les rédemptoristes pendant les guerres de l'empire
(1893)
“ En même temps, grâce aux archiducs d'Autriche qui régnaient dans la haute Italie, plusieurs maisons de rédemptoristes s'établissent en ce riant pays. Que si, vu cette rapide propagation, quelque maison naissante souffre du manque de sujets et s'en plaint, le père Passerat, dont le fidèle refrain était : « Pas trop vite, pas trop vite ! » répond, comme il le fit un jour très spirituellement à un de ses pères : « Mon père, si Dieu vous enlève- un sujet, il rendra les autres plus capables; car lorsqu'il fait tomber les dents, il fortifie les gencives. » ”
Jules Laffitte,
Un coin de Paris. Le XVIe arrondissement dans le passé…
(1897)
“ Les Archives de Paris nous ont conservé le souvenir authentique d'une seigneurie de Passy au xv. siècle. Elle était de bien médiocre étendue et avait comme propriétaire une dame qui prenait dans les actes le nom de Jeanne de Paillard, dame de Passy, Espigneul et Espigneulet-sur-Seine. Elle vivait en 1416. En 1468, le fief était retourné au roi Louis XI. Au XVIe siècle, nous le trouvons tombé entre les mains d'un certain Jean Spifame, fils d'un évoque de Nevers, qui alla, disent les chroniques, se faire pendre à Genève, le 23 mars 1566, pour adultère, sous le nom de M. de Passy. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Portraits littéraires, Tome II
“ Le plus grand reproche qu’on puisse adresser au réfutateur de M. de Maistre, c’est qu’il n’embrasse nulle part l’étendue de son sujet, et qu’il ne le domine du coup d’œil à aucun moment ; il suit pas à pas son auteur, et distribue à chaque propos les pièces diverses et notes qu’il a recueillies. Le journaliste Le Clerc, parlant un jour de Passerat et des commentaires un peu prolixes de ce savant sur Properce, je crois, ou sur tout autre poëte, dit qu’on voit bien que Passerat avait ramassé dans ses tiroirs toutes sortes de remarques, et qu’en publiant il n’a pas voulu perdre ses amas. ”
Achille Desurmont,
Le R. P. Joseph Passerat et sous sa conduite les rédemptoristes pendant les guerres de l'empire
(1893)
“ Le père Passerat qui, dans sa jeunesse, avait passé tour à tour de Trèves à Munster, de Munster à Augsbourg, pour fuir le mensonge et chercher la verité, n'était pas homme à laisser l'erreur s'introduire dans la jeune famille religieuse qu'il avait trouvée en arrivant à Vienne. ”
Achille Desurmont,
Le R. P. Joseph Passerat et sous sa conduite les rédemptoristes pendant les guerres de l'empire
(1893)
“ L'intérêt qu'il témoigna au touchant récit des malheurs des rédemptoristes, décida le Père Passerat à lui ouvrir son cœur, et à lui demander un asile dans sa paroisse. Il est à croire que les paroles du saint homme, jointes à son extérieur vénérable et à son air de sainteté, firent une impression décisive sur l'esprit du digne prêtre ; car la chronique nous dit, sans entrer dans plus de détails, qu'arrivé à Viège, le père Passerat s'y arrêta avec son compagnon, et que monsieur de Courten lui obtint tout à la fois de l'Evêque et du gouvernement l'autorisation d'y amener ses religieux. ”
Georges Doutrepont, La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne Philippe le Hardi… (1909)
“ Semblable à la Geste par le sujet et l'esprit, le Pastoralet en diffère assurément par le style. Il ne marche pas, comme elle, à pas lourds ; il n'est pas fait de longues enfilades d'alexandrins massifs et maladroits. C'est sur un rythme souvent gracieux et délié que le poète conduit, qu'il déroule sa narration historico-poétique. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Les Confessions
“ Il y avait longtemps qu’il prétendait que pour mon état les eaux de Passy me seraient salutaires, et qu’il m’exhortait à les venir prendre chez lui. Pour me tirer un peu de l’urbaine cohue, je me rendis à la fin, et je fus passer à Passy huit ou dix jours, qui me firent plus de bien parce que j’étais à la campagne, que parce que j’y prenais les eaux. Mussard jouait du violoncelle, et aimait passionnément la musique italienne. ”
Bibliothèque nationale, Pasteur : donation du professeur Pasteur Vallery-Radot… (1964)
“ Exécuté par Pasteur à l'âge de treize ans. 11. VUE DE DOLE, d'après un dessin de l'époque, photographie. Jean-Joseph Pasteur, qui avait épousé, le 27 août 1816, Jeanne-Étiennette Roqui, originaire de Marnoz, près Salins, s'était établi à Dole tout de suite après son mariage. 12. MAISON NATALE DE LOUIS PASTEUR, à Dole. 1. Façade sur la rue des Tanneurs, photographie. 2. Côté donnant sur le canal des Tanneurs photographie. 3. Eau-forte signée Jean de Colbert, 1927, 50,5x37,5 cm. La maison a été transformée en musée. 13. ACTE DE NAISSANCE DE LOUIS PASTEUR, photographie. ”
Marc de Seyssel-Cressieu, La maison de Seyssel : ses origines… (1900)
“ Considérant que les raisons qui ont déterminé les comités de surveillance de Seyssel et de Belley de mettre en arrestation les citoyens Anthelme Passerat, ex-noble, Philippe-François Seyssel et Joseph Seyssel-Sothonod, ne sont pas justifiées ; après avoir pris l'avis des comités de surveillance respectifs sur les citoyens Passerat et les frères Seyssel, ex-nobles, cultivateurs opulens, duquel il résulte que le citoyen Passerat est un homme faible qui n'a jamais eu assez d'empire pour empêcher son fils de le quitter . ”
“ Chez les uns comme chez les autres, pour des motifs très différents et même opposés, la passivité est la règle. Un homme de génie, Louis Pasteur, avait, il est vrai, quitté l’une et l’autre ornière, mais les préjugés de ses disciples et l’établissement de son Institut restreignirent aux sérums et à la cuisine de laboratoire la voie de vérité qu’il avait ouverte. ”
René Vallery-Radot,
La vie de Pasteur
(1900)
“ En attendant l'éducation des vers à soie, Pasteur dictait tous les jours à Mme Pasteur l'ouvrage dont il avait parlé à J.-U. Dumas dans une lettre de convalescence, datée de Saint-Hippolyte-du-Fort quelques mois auparavant. Mais le petit livre projeté changeait de forme et prenait peu à peu la grosseur de deux volumes, pleins de faits, de documents, d'inductions. Il y avait constamment un échange de manuscrits et d'épreuves entre Paris et Villa Vicentina. Cette campagne de sériciculture, qui durait depuis cinq années, était racontée étape par étape comme un mémorial de toutes les expériences. ”
René Vallery-Radot,
La vie de Pasteur
(1900)
“ Un troisième ami de la maison, le principal du collège d'Arbois, M. Romanet, exerça une influence décisive sur la carrière de Louis Pasteur. Ce maître, qui se proposait chaque jour d'élever davantage l'esprit et le cœur de ses collégiens, inspirait à Pasteur quelque chose de plus que le respect et la reconnaissance ; c'était de l'admiration. Romanet, dans sa conscience de moraliste, jugeait que si un homme instruit en vaut deux, un homme élevé en vaut dix. Le premier il devina dans Louis Pasteur l'étincelle prête à jaillir. ”
René Vallery-Radot,
La vie de Pasteur
(1900)
“ « L'homme, écrivait-il, n'est pas venu par les générations spontanées, c'est-à-dire par une force créatrice et organisatrice inhérente à la matière ; l'observation scientifique renverse tous les jours plus évidemment cette hypothèse, impossible d'ailleurs à admettre pour expliquer la première apparition, sur la terre, de l'homme complet et en état d'y vivre. » Et il saluait « M. Pasteur qui avait porté dans cette question la lumière de sa scrupuleuse critique ». Nisard commençait à être le témoin émerveillé de ce qui se passait dans le petit laboratoire de l'Ecole normale. ”
René Vallery-Radot,
La vie de Pasteur
(1900)
“ Certes, quand on voyait Pasteur, dans son laboratoire de la rue d'Ulm, tout entier à des travaux qui relevaient exclusivement du domaine positif, écartant de ses recherches toute considération métaphysique, sans cesse préoccupé de servir les autres, de se dévouer à l'humanité, on aurait pu le regarder comme le savant le plus pénétré de cette doctrine. Mais le positivisme lui apparaissait d'abord comme aboutissant à des conclusions discutables en politique et en sociologie, parce que « là où les passions humaines interviennent, le champ de l'imprévu est immense ». ”
René Vallery-Radot,
La vie de Pasteur
(1900)
“ Puissance de travail, accablement de chagrin, reprise de courage, preuve touchante d'amitié donnée à Claude Bernard, cette succession d'événements dans une même année faisait connaître le fond de Pasteur, sa nature si forte et si tendre sous une apparence concentrée. Il se montrait homme de sentiment autant qu'homme de science. Ainsi que ses recherches, ses affections allaient s'élargissant. Mais bien qu'elles s'étendissent jusqu'aux frontières de l'humanité, elles ne lui faisaient pas perdre de vue le cercle rapproché qui l'entourait. ”
René Vallery-Radot,
La vie de Pasteur
(1900)
“ Comme eux, Pasteur avait été toute sa vie préoccupé de l'enseignement supérieur. « Si cet enseignement ne convient qu'à un petit nombre, disait-il, c'est de ce petit nombre, de cette élite que dépendent la prospérité, la gloire et, en dernière analyse, la suprématie d'un peuple. » Le président du comité de l'Institut Pasteur, Joseph Bertrand, se reporta, dans son discours, vers le passé, car il savait qu'il répondait aux sentiments les plus chers de Pasteur « en rappelant dans cette fête le souvenir de Biot, de Senarmont, de Claude Bernard, de Balard et de J.-B. Dumas ». ”
Hector Grasset, L'oeuvre de Béchamp (Pierre-Jacques-Antoine… (1913)
“ Par caractère et par goût, je ne suis point polémiste; je me suis borné à me défendre contre leurs attaques et, à l'occasion, réclamant comme miens les idées et les faits qu'ils tentaient d'usurper. » (Microzymas et microbes, Paris, 1893, p. xix.) Il avait raison de dire en 1883 : « M. Pasteur sait prendre soin de sa gloire; on ne pourra pas dire de lui « qu'il n'était point de ceux qui savent aider à leur propre réputation et qui ont l'art de suggérer tout bas à la renommée ce qu'ils veulent qu'elle répète tout haut avec ses cent bouches ». ”
