Charles Des Guerrois

Résumé

Charles Des Guerrois Jean Passerat, poëte et savant… (1856)

Vois de rechef, Ô aime Vénus, Vénus aime, rechanter Ton los immortel par ce poète sacré,
lesquels, à vrai dire, ne donnent pas une haute idée du genre. Je préférerais encore une pièce de Passerat en vers saphiques et rimés qu'on ne cite guère, et qui a une certaine grâce :
On demande en vain que la serve raison Rompe pour sortir l'amoureuse prison : Plus je veux briser le lien de Cypris, Plus je me vois pris.
L'esprit insensé ne se paist que d'ennuis, Plaintes et sanglots, ne repose les nuits : Pour guarir ces maux, que l'aveugle vainqueur Sorte de mon coeur.
Source : Gallica

Charles Des Guerrois Jean Passerat, poëte et savant… (1856)

En vain les hommes d'étude comme Passerat auraient voulu se réfugier dans la science : les livres alors étaient un rempart insuffisant contre le choc des événements, contre les rigueurs de la vie. A de certains moments même, il fallait que les savants se refissent citoyens, il fallait qu'ils missent là leurs livres grecs et latins pour entrer, eux aussi, dans la lice, et rompre une lance; il fallait qu'ils prissent parti contre le mal et la violence.
Source : Gallica

Charles Des Guerrois Jean Passerat, poëte et savant… (1856)

Ce qu'il y a de plus vraiment caractéristique au style et à la poésie même de Passerat, ce qui nous le représente bien au naturel, c'est la gaieté qui lui ressemble. Où les autres seraient lyriques et pindariques, il se contente, lui, d'être charmant. Il nous semble voir le sourire du poète quand il dit d'Adonis :
Ses blonds cheveux sembloyent au chef doré Du dieu prophète en Delphes adoré.
Source : Gallica

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