Alphonse Toussenel,
Tristia : histoire des misères et des fléaux de la chasse de France
(1863)
“ Toute la région de l'Est, habitée par la Gelinotte, est un apanage exclusif abandonné en propre à ce pire des fléaux de Dieu. Le colleteur qui sait la demeure d'une Gelinotte, demeure facile à reconnaître, se baisse, gratte la terre, tend sa potence au-dessus du grattis, et aussitôt qu'il a le dos tourné, la pauvrette s'y va pendre. Pièce perdue pour la table; car tout gibier qui souffre une longue agonie perd les trois quarts de son fumet et de son embonpoint, et la malheureuse Gelinotte, comme la Perdrix, la Bécasse et la Caille, est quelquefois deux heures à mourir. ”
