Jules de C......

Résumé

Jules de C...... Chasses et voyages (1863)

La chasse au perdreau,—au perdreau rouge surtout,— est la plus noble, la plus difficile, la plus belle qui existe ; c'est, sans contredit, celle qui exige le plus d'intelligence dans les manœuvres, le plus de savoir, le meilleur coup d'œil et le plus de sangfroid.
En chassant aux cailles, aux bécassines, dans les marais, ou aux lapins dans les bois, vous vous promenez: votre chien arrête ou n'arrête pas, le gibier part, vous tuez ou vous ne tuez pas ; il vous suffit, pour réussir, de bien tirer, toute la science consiste à avoir la main heureuse et à connaître les lieux les mieux peuplés.
Source : Gallica

Jules de C...... Chasses et voyages (1863)

Oui, mon cher Monsieur, savez-vous bien que vous êtes un vrai philosophe, en chasse, à table et même en présence des rubans, ces hochets de la gloire, pour lesquels des millions de Français ont combattu pendant des siècles et accumulé, dans les fastes de l'histoire, hauts faits sur hauts faits, de façon à éclipser les annales les plus glorieuses de l'antiquité.
— Cela se passait autrefois, fit M. Alban ; mais aujourd'hui la décoration.
— Aujourd'hui ! mon cher Monsieur, vous en parlez comme tous ceux qui n'ont rien à leur boutonnière.
Source : Gallica

Jules de C...... Chasses et voyages (1863)

Je suis encore moins d'avis de faire bourrer, un bon chasseur ne fait jamais bourrer son chien ; mieux que tout cela, vous prenez une pierre, une branche, une motte de terre, n'importe quoi, que vous jetez devant l'arrêt; ou bien vous dites : « Allons, partons, alerte! » ou toute autre apostrophe à votre guise. « A la cuisine! à la broche !
à la broche, gredin ! » s'écriait Blaze en marchant sur un lièvre. Le gibier se lève : vous ne vous pressez pas alors. Toute la compagnie part. Si la mère fuit seule, tant mieux, vous l'ajustez froidement à vingt pas.
Source : Gallica

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