Henry Gaillard

Résumé

Henry Gaillard Mes chasses dans les deux mondes (1864)

Sur la colline où j'arrive, la foudre, ou les siècles, ont renversé un énorme chêne; son tronc forme comme une arche de pont, soutenue à une extrémité par des branches brisées, à l'autre par la masse de terre qu'ont soulevé les racines. C'est sur le squelette végétal lui-même que je m'installe; j'accroche mon carnier à une branche, à une autre mon fusil, au moyen de sa bretelle, je dépose enfin mon attirail de voyage ; puis, léger de corps et d'esprit, étendu sur mon robuste sopha, je me laisse aller aux rêveries.
Source : Gallica

Henry Gaillard Mes chasses dans les deux mondes (1864)

Sur la fange du bord se voyaient, en effet, de nombreuses et profondes traces de leurs pas; lorsque nous y arrivâmes, l'eau troublée par eux n'avait pas repris encore toute sa limpidité. Une centaine de pas plus loin, s'élevèrent, à dix mètres de nous, deux superbes oies sauvages dont un buisson de saule et une petite bordure de jonc nous avaient dérobé la vue; grâce à la charge de double zéro que j'avais dans le canon droit de mon fusil, malgré la
surprise, j'abattis celle qui me traversait, tandis que le petit plomb de mon compagnon ne lui procura que des plumes de l'autre.
Source : Gallica

Henry Gaillard Mes chasses dans les deux mondes (1864)

Vous le hâlez alors à vous comme un cerf-volant.
Les matelots font souvent servir leurs prisonniers à de barbares amusements; ainsi, ils attachent à chaque patte de l'albatros un damier, au moyen de liens de huit à dix pieds de longueur et envoient le tout dans l'espace : tiraillé en tout sens, le vigoureux voilier entraîne sa remorque, monte, s'abaisse, donne des coups d'ailes pour se débarraser; peine inutile, bientôt lassé, on le voit s'abattre sur les flots, où s'engage une lutte qui a pour prompt résultat la mort des pétrels.
Source : Gallica

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