Henry Gaillard, Mes chasses dans les deux mondes (1864)
“ Sur la colline où j'arrive, la foudre, ou les siècles, ont renversé un énorme chêne; son tronc forme comme une arche de pont, soutenue à une extrémité par des branches brisées, à l'autre par la masse de terre qu'ont soulevé les racines. C'est sur le squelette végétal lui-même que je m'installe; j'accroche mon carnier à une branche, à une autre mon fusil, au moyen de sa bretelle, je dépose enfin mon attirail de voyage ; puis, léger de corps et d'esprit, étendu sur mon robuste sopha, je me laisse aller aux rêveries. ”
