Henry Gaillard, Coups de fusil et coups de vent (1868)
“ Elle était si bien peuplée, cette belle prairie, quand le vent du nord, durant le mois de février, semblait renvoyer le printemps aux calendes grecques, surtout lorsque la froidure succédait à des pluies qui avaient un peu fait déborder la rivière. En pareilles circonstances, l'embarras gisait uniquement dans le choix du gibier à tirer, du plomb à prendre, du fusil à emporter; pour trancher la question, d'ordinaire je tirais tout ce qui s'offrait à mes coups, me mettais en campagne chargé de munitions variées et d'un arsenal complet, c'est-à-dire de trois fusils. ”
