Henry Gaillard

Résumé

Henry Gaillard Coups de fusil et coups de vent (1868)

Elle était si bien peuplée, cette belle prairie, quand le vent du nord, durant le mois de février, semblait renvoyer le printemps aux calendes grecques, surtout lorsque la froidure succédait à des pluies qui avaient un peu fait déborder la rivière. En pareilles circonstances, l'embarras gisait uniquement dans le choix du gibier à tirer, du plomb à prendre, du fusil à emporter; pour trancher la question, d'ordinaire
je tirais tout ce qui s'offrait à mes coups, me mettais en campagne chargé de munitions variées et d'un arsenal complet, c'est-à-dire de trois fusils.
Source : Gallica

Henry Gaillard Coups de fusil et coups de vent (1868)

Comme tireur j'ai pu connaître son égal, je n'aijamais trouvé son maître. Joignez à cela un œil de faucon, un jarret de loup, une oreille de renard, et des ruses qui ne sont qu'à lui.
Quand à ces avantages physiques vous aurez ajouté un esprit d'observation que pourrait envier un Indien des déserts de l'Amérique, une patience à toute épreuve, et un calme, un sang-froid qui ne se démentent jamais, vous pourrez me croire si je vous dis que ce n'est pas là un chasseur, mais une vraie machine à tuer. Qu'une perdrix s'envole, qu'un lièvre déboule
Source : Gallica

Henry Gaillard Coups de fusil et coups de vent (1868)

On les rencontre souvent au large, en compagnies innombrables, jouant, sautant, folâtrant à la surface de la mer, qui bouillonne comme si elle se brisait sur des roches à fleur d'eau.
La nuit surtout, sous les tropiques, quand les flots, resplendissent delileurs phosphorescentes, les ébats d'une troupe nombreuse de marsouins offrent un spectacle vraiment féerique. Chacun de leurs élans laisse dans l'onde un sillon lumineux, chacun de
V
leurs bonds au-dessus de l'Océan disperse à sa surface des milliers de gouttelettes enflammées qui retombent comme une pluie d'étincelles.
Source : Gallica

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