Henry Gaillard, Mes chasses dans les deux mondes (1864)
“ Sur la fange du bord se voyaient, en effet, de nombreuses et profondes traces de leurs pas; lorsque nous y arrivâmes, l'eau troublée par eux n'avait pas repris encore toute sa limpidité. Une centaine de pas plus loin, s'élevèrent, à dix mètres de nous, deux superbes oies sauvages dont un buisson de saule et une petite bordure de jonc nous avaient dérobé la vue; grâce à la charge de double zéro que j'avais dans le canon droit de mon fusil, malgré la surprise, j'abattis celle qui me traversait, tandis que le petit plomb de mon compagnon ne lui procura que des plumes de l'autre. ”
