Henry Gaillard

Élements biographiques

Henry Gaillard Mes chasses dans les deux mondes (1864)

Sur la fange du bord se voyaient, en effet, de nombreuses et profondes traces de leurs pas; lorsque nous y arrivâmes, l'eau troublée par eux n'avait pas repris encore toute sa limpidité. Une centaine de pas plus loin, s'élevèrent, à dix mètres de nous, deux superbes oies sauvages dont un buisson de saule et une petite bordure de jonc nous avaient dérobé la vue; grâce à la charge de double zéro que j'avais dans le canon droit de mon fusil, malgré la
surprise, j'abattis celle qui me traversait, tandis que le petit plomb de mon compagnon ne lui procura que des plumes de l'autre.
Source : Gallica

Henry Gaillard Coups de fusil et coups de vent (1868)

Au-dessus de sa tête le mât de beaupré, qui le domine, semble, avec son fardeau de toiles et de cordes, prêt à peser sur ses épaules pour l'enfoncer dans l'abîme, dont le séparent seulement quelques maillons de fer qui grincent en fléchissant aux secousses que leur communiquent les coups de tangage et de roulis; derrière lui, on dirait que le navire, dont il paraît déjà détaché, veut de chacun de ses élans effacer la trace fugitive que va laisser à la surface de l'onde la chute de son corps
Source : Gallica

Henry Gaillard Mes chasses dans les deux mondes (1864)

« Eh bien, reprit-il, en poussant du pied la loutre déposée sur le sable, il fallait, voyez-vous, que cette bête eût la vue courte, sans cela ni vous ni moi ne l'aurions tuée.
- Pourquoi?
- Parce que par une nuit claire comme celle-ci, les canons de votre fusil brillaient comme deux chandelles : c'est propre, joli au soleil ; mais croyezmoi, si vous voulez aller à l'affût avec cela, faites-lui attraper une averse et ne l'essuyez pas, ou vous courrez la chance d'être vu ; et parfois ce n'est pas sain, surtout dans ce pays. »
Source : Gallica

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