Jules Gérard

Jules Gérard

Résumé

Portrait de Jules Gérard Jules Gérard Le Mangeur d'hommes... (1863)

En même temps j'entendis l'aboiement sourd et rapide d'un cerf moucheté, et un beau mâle aux larges andouillers arriva, se frayant un chemin à travers les broussailles épaisses. Je levai ma carabine, je visai, et j'allais lâcher la détente, quand un gros tigre s'élança de ce même buisson que Googooloo avait surveillé si attentivement, et mordit le cerf à l'épaule en grondant.
Comme un éclair, ma fidèle carabine vomit son contenu mortel à droite et à gauche. Un rugissement étouffé suivit la double détonation; et la bête frappée, se roulant dans tous les sens, râla son agonie.
Source : Gallica

Portrait de Jules Gérard Jules Gérard Le Mangeur d'hommes... (1863)

Ce doit être un adepte dans l'art de suivre à la piste et de comprendre les signes des jungles, don naturel chez les peaux-rouges de l'Amérique et chez les tribus sauvages de l'Inde, et science difficile pour l'homme de l'Occident, qui ne l'acquiert que par une étude attentive et une longue pratique. Il doit encore être patient et rude à la fatigue, se contenter d'une maigre chère et d'un bien-être médiocre, attendu qu'il aura souvent à ne compter que sur son fusil pour vivre, et à dormir sur la terre pour lit, avec un arbre de la forêt pour tout baldaquin sur sa tête.
Source : Gallica

Portrait de Jules Gérard Jules Gérard Le Mangeur d'hommes... (1863)

L'Inde n'est pas peut-être la terre où l'on choisirait de vivre, mais l'on s'y attache avec- une sorle d'amour impie, comme à une courtisane, car elle possède un attrait de fascination que je n'ai retrouvé nulle autre part. Aussi, lorsque je suis de retour dans mon pays natal, j'aime à me voir entouré de tous les objets qui me rappellent cette splendide contrée; j'aime à contempler dans ma demeure les trophées de mes victoires cynégétiques, les dépouilles conquises par ma carabine et par ma lance.
Source : Gallica

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