Jules Gérard,
Le Mangeur d'hommes...
(1863)
“ En même temps j'entendis l'aboiement sourd et rapide d'un cerf moucheté, et un beau mâle aux larges andouillers arriva, se frayant un chemin à travers les broussailles épaisses. Je levai ma carabine, je visai, et j'allais lâcher la détente, quand un gros tigre s'élança de ce même buisson que Googooloo avait surveillé si attentivement, et mordit le cerf à l'épaule en grondant. Comme un éclair, ma fidèle carabine vomit son contenu mortel à droite et à gauche. Un rugissement étouffé suivit la double détonation; et la bête frappée, se roulant dans tous les sens, râla son agonie. ”
